Voici les principaux titres développés par la presse nationale de vendredi 28 octobre 2022
L’Opinion
• Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, envisage de porter à un million le nombre de véhicules produits dans le Royaume. De même, la valeur des exportations automobiles devrait doubler d’ici 2025 pour atteindre 200 MMDH contre 100 MMDH actuellement. Pour y arriver, gouvernement et acteurs du système misent sur le renforcement de l’offre technologique. Et selon les professionnels, ce virage est déjà entamé. En témoigne le bon positionnement du Royaume en matière des systèmes d’automatisation du câblage, ou encore le processus de développement de batteries pour voitures électriques, mais trisé par l’industrie nationale. Autant de bonnes nouvelles annoncées lors de la 7ème édition du Salon Automotive Meetings Tangier-Med.
• La ministre déléguée chargée de la transition numérique et de la réforme administrative, Ghita Mezzour, a souligné devant le parlement que les mémorandums d’entente signés récemment par son département avec des partenaires internationaux, contribueront à créer plus de 14.000 emplois directs dans le domaine du digital, avec des investissements estimés à 595 millions de dirhams (MDH). En réponse à deux questions orales à la Chambre des représentants sur l’adoption de la digitalisation pour l’attraction des investissements et sur la promotion des emplois dans le domaine du digital, Mme Mezzour a indiqué que ces investissements portent sur la mise en place d’unités affiliées à des entreprises internationales leaders dans la technologie numérique dans plusieurs régions du Royaume.
Le Matin
• L’État poursuit le chantier des restructurations de son portefeuille des EEP. Plusieurs opérations sont ainsi programmées en 2023. Celles-ci portent notamment sur la transformation de l’ONDA et de l’ONHYM en sociétés anonymes et le traitement de la problématique d’endettement de l’ONCF et ADM. De même, un plan de restructuration des activités de l’ONEE sera acté et aboutira au désengagement de l’Office de l’activité de distribution en créant des sociétés régionales dédiées à cette activité.
• Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a affirmé mercredi à Rabat que la loi N° 95-17 relative à l’arbitrage et la médiation conventionnelle représente l’une des réformes importantes menées au Maroc. Le ministre, qui s’exprimait lors d’une journée d’étude organisée par le groupe du Mouvement populaire à la Chambre des représentants sous le thème »l’arbitrage, la médiation conventionnelle et la réconciliation, leviers importants de l’amélioration du climat d’affaires au Maroc », a indiqué que ce texte revêt une importance cruciale pour ce qui est du positionnement du Royaume au niveau international, avant d’ajouter que les institutions économiques spécialisées évaluent l’effectivité des mesures en faveur de l’arbitrage et de la médiation dans les pays avant de procéder à leur notation.
L’Économiste
• « 44%, c’est la hausse estimée des défaillances d’entreprises entre 2019 et 2023 pour le Maroc! Au niveau mondial, sur la même période, cette hausse est de 2% », prévoient les experts d’Allianz Trade. Après deux années de recul, les défaillances d’entreprises devraient croître en 2022 et 2023 un peu partout. C’est une tendance mondiale, d’après une analyse d’Allianz Trade. Pour le cas du Maroc, «le rebond des défaillances d’entreprises est l’un des plus spectaculaires». En effet, selon Allianz Trade: «Au Maroc, l’effet de la crise économique commencera à se faire percevoir avec plus d’acuité en 2023, là où des aides publiques exceptionnelles et une grande stabilité des agrégats macroéconomiques avaient permis de digérer davantage les chocs exogènes». A l’origine de ces prévisions alarmistes, la conjugaison de plusieurs facteurs: notamment l’impact additionnel du choc énergétique, la forte dépendance aux importations de produits pétroliers, ou encore la pression inflationniste.
• A Benguérir, la fondation OCP est en train de développer un nouveau modèle d’université au Maroc. Un modèle, certes inspiré des meilleures pratiques à l’international, mais tenant compte des spécificités locales et continentales. L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), érigée sur une ancienne mine OCP, marche sur les traces des grandes institutions de recherche appliquée à l’international. Elle développe, en outre, tout un écosystème dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat. L’institution se veut une plateforme ouverte à toute l’Afrique. Près de 17 milliards de DH y ont déjà été investis, et ce n’est pas fini. De nouveaux projets, à Benguérir et ailleurs, sont en gestation.
Libération
• La 3ème phase du programme de formation « Kif Takwine » sur les usages médicinaux et thérapeutiques du cannabis au profit des médecins, pharmaciens et infirmiers, sera lancée en novembre, a annoncé l’Association marocaine consultative d’utilisation du cannabis (AMCUC). Cette troisième phase du programme de formation se propose de tirer profit des expériences mondiales réussies en matière d’usage médical du cannabis dans le système de soins, et de les mettre à la disposition des patients à travers des prescriptions médicales délivrées par des médecins ou pharmaciens, en précisant les voies permettant le suivi des patients, de manière à renforcer les capacités des professionnels de la santé, indique l’AMCUC dans un communiqué.
Al Bayane
• La Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) prévoit un montant total des investissements (hors programme Forsa et appui aux établissements d’hébergement touristique – EHT) de 2,2 milliards de dirhams (MMDH) durant la période 2023-2025, selon le rapport sur les établissements et entreprises publics (EEP). Ainsi, la société investira 635 millions de dirhams (MDH) en 2023, 750 MDH en 2024 et 815 MDH en 2025, précise ce rapport accompagnant le projet de loi de finances (PLF) de l’année prochaine. D’après la même source, les investissements prévisionnels au titre de 2022 se chiffrent à plus de 2,26 MMDH et concernent l’appui de l’Etat pour la mise à niveau des EHT (597 MDH), le financement de l’opérationnalisation du programme « Forsa » (1,243 MMDH), l’ingénierie et l’influence (27 MDH), le développement du foncier (60,2 MDH) et l’investissement dans le développement du produit touristique (produit culture, nature, balnéaire et le soutien à la TPE/PME touristique) pour un montant de 338,39 MDH.
Al Massae
• Un nouveau contrat programme sera signé vec la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA) pour poursuivre le développement de la filière dans le cadre de la stratégie « Génération Green », a annoncé mercredi le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Mohammed Sadiki. Le secteur avicole est prioritaire pour l’État, a déclaré Sadiki à la presse à l’occasion de la 23ème édition du salon avicole de Casablanca « Dawajine 2022 ». Et de rappeler la signature en 2009 d’un contrat-programme entre l’État et la FISA dans le cadre du Plan Maroc Vert, qui s’est achevé en 2020 avec des résultats importants.
Bayane Al Yaoum
• La dette du Trésor devrait atteindre les 960 milliards de dirhams (MMDH) en 2022, contre 886 MMDH une année auparavant, selon Attijari Global Research (AGR). « À la lumière des évolutions des principaux postes budgétaires de l’État au cours du T3-2022, nous sommes confiants quant à la capacité du Trésor à maîtriser son déficit budgétaire en 2022 en dessous des 6% du PIB. Dans ces conditions, la dette du Trésor atteindrait les 960 MMDH en 2022, contre 886 MMDH en 2021 », estime AGR dans son « Budget Focus – Fixed income » du mois de septembre. Dans le détail, la dette intérieure devrait atteindre 731 MMDH en 2022, en hausse de +7,7% par rapport à 2021 et la dette extérieure devrait augmenter de +9,9%, passant de 208 MMDH en 2021 à 229 MMDH en 2022, précise la même source.
Al Ittihad Al Ichtiraki
• Des sénateurs colombiens issus des différents partis politiques se sont insurgés, mardi soir, contre la décision du président Gustavo Petro de reconnaître la pseudo « rasd », à l’occasion de la présentation d’une motion signée par une majorité écrasante qui estime que la position de ce président de gauche « va à l’encontre des principes fondamentaux de la diplomatie colombienne ». Prenant la parole après la lecture de cette motion, donnée par le secrétaire général du Sénat, Gregorio Eljach Pacheco, le sénateur Germán Blanco Alvarez, membre du Parti Conservateur (au pouvoir) et ex-président de la Chambre des Représentants, a fustigé la décision du président Gustavo Petro (gauche) qui nuit aux relations diplomatiques et économiques avec le Maroc. Le sénateur a rappelé, lors de cette séance plénière, les différentes conventions signées entre le Maroc et la Colombie, dont celle d’exemption de visas, ainsi que les progrès accomplies dans les relations bilatérales dont la viabilité est menacée aujourd’hui à cause des ingérences colombiennes dans les affaires internes du Royaume.
Al Ahdath Al Maghribia
• La séance des travaux de la commission de l’économie et des finances à la Chambre des représentants sur la discussion générale du projet de loi de finances 2023 a été marquée par des escarmouches entre parlementaires de la majorité et de l’opposition. L’affrontement a été lancé à deux reprises, ce qui a obligé le président de la commission de lever la séance. Les propos d’Abdallah Bouano, président du groupement parlementaire PJD, qui a accusé le gouvernement de « corrompre » les syndicats les plus représentatifs, ont créé mercredi un tollé. La représentante parlementaire de l’Istiqlal, Khadija Zoumi, a demandé à Bouano de retirer cette accusation et présenter des excuses. Elle a estimé que, étant syndicaliste, elle n’accepterait pas d’entamer la probité des syndicats qui négocient avec le gouvernement. Tout en rejetant ces accusations qu’elle a jugées « gratuites », Zoumi a appelé le président de la commission à faire appel à la police judiciaire pour enquêter sur ces accusations et déférer cette affaire aux tribunaux.
Rissalat Al Oumma
• Que ce soit en termes de valeurs ou d’habitude de consommation, la crise sanitaire a clairement transformé les sociétés, les Marocains ne faisant pas exception, selon une enquête menée par l’Agence conseil internationale ‘’MARCO’’, basée à Madrid. L’étude, réalisée pendant les mois de mai et juin 2022, auprès de 14.200 personnes dans 14 pays, confirme ce constat et fait ressortir que toutes classes sociales, générations et régions confondues, 75% des Marocains déclarent que la pandémie les a changés. L’enquête ‘’MARCO 2022 : Les habitudes de consommation après la pandémie de la Covid-19’’ a recueilli les avis des interrogés sur une sélection de thématiques allant de la responsabilité des marques, à l’environnement, aux sources d’information, à la place des réseaux sociaux, à la crypto-monnaie et au métavers.