L’Economiste
• La croissance, plus vigoureuse que prévu. L’année 2021 se terminera sur un taux de 6,7% contre 6,2% annoncé en octobre et 5,3% en juin dernier. Des hausses de 18,8% de la valeur ajoutée agricole et de 5,3% de celle des activités non agricoles sont attendues. La banque centrale, qui a tenu son conseil mardi, s’attend à la consolidation de la croissance à 2,9% en 2022 et à 3,4% en 2023. Mais Omicron souffle le chaud et le froid. Les incertitudes liées à l’évolution de la situation sanitaire au niveau national et international et les restrictions qui pourraient en découler pèseraient sur l’activité économique au cours des deux prochaines années.
• Tourisme interne: ces palliatifs qui dérangent les opérateurs. La crise Covid a révélé les faiblesses structurelles du tourisme. L’interruption brutale du transport aérien, la fermeture des frontières, le couvre-feu nocturne… sont autant d’éléments qui ont exacerbé les limites du modèle. Aujourd’hui, en l’absence de solutions à court et à moyen terme, le tourisme interne reste la meilleure alternative. Même s’il ne représente que 30 à 40% de l’économie du tourisme, ce segment de la demande intérieure est des plus prometteurs. Mais face au déficit de l’offre, des palliatifs se propagent dans l’informel.
Le Matin
• DGSN: forte impulsion en 2021 au renforcement et la modernisation des services de police. La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a poursuivi en 2021 son action pour la modernisation des services de police, l’intensification de la couverture sécuritaire et l’amélioration des services de sûreté fournis aux citoyens. Cet engagement de la DGSN est illustré par le parachèvement du projet intégré de réhabilitation et de modernisation des installations de police au niveau national, avec des réformes structurelles au niveau de la réorganisation d’un certain nombre de services de police dans les provinces du sud du Royaume à même de lui permettre d’offrir un environnement sécuritaire pour la mise en œuvre des chantiers de développement dans cette région, et de capitaliser les grands succès de la cause de l’intégrité territoriale du Royaume.
• Omicron : 28 cas confirmés et 46 suspects au Maroc. Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a annoncé mardi la détection de 27 nouveaux cas confirmés du variant Omicron. Ce qui porte le nombre total de cas à 28. Ces cas sont répartis sur les régions suivantes: 13 à Casablanca-Settat. 11 à Rabat-Salé-Kénitra et 1 à Fès-Meknès. Par ailleurs le ministère indique que parmi les cas confirmés, 20 ont été détectés dans 7 clusters familiaux, alors que 8 sont des cas isolés. Parmi ces cas. cinq sont des enfants âgés entre 4 mois et 13 ans. En outre, le département signale que 46 cas suspects sont en cours de test. dont 11 sont localisés à Marrakech-Safi. Et de noter que parmi les 381 cas confirmés ce mardi, 38 sont suspectés d’être des cas Omicron.
L’Opinion
• Fret maritime: offensive américaine pour dénouer la crise. La flambée historique des tarifs de fret maritime qui perturbe l’ensemble des chaînes logistiques au niveau mondial sans épargner le Maroc pourrait bientôt s’estomper. Souhaitant prémunir leur économie de tout risque de pénurie et d’explosion des prix, les Etats-Unis ont décidé de serrer la vis aux armateurs qui retardent «volontairement» les livraisons de conteneurs. Une mesure qui devrait bénéficier aux importateurs et exportateurs marocains. Cela, à l ‘heure où les professionnels du secteur maritime appellent de leurs vœux au lancement au Maroc d’unités de fabrication de conteneurs. Un marché aujourd’hui dominé par la Chine, mais dans lequel le Maroc a toute sa place et pourrait se positionner en outsider. En plus de disposer du savoir-faire industriel, le Royaume a les moyens de décrocher des parts de marché, notamment dans le pourtour méditerranéen et dans l’Atlantique Nord.
• E-commerce: Encore du chemin à parcourir. La contribution du e-commerce à l’économie marocaine ne dépasse pas 0,6% malgré le fait que les indicateurs confirment la croissance qu’a connu ce secteur durant ces dernières années. Un secteur qui a pris encore plus d’ampleur pendant cette crise sanitaire, mais dont la contribution à la croissance économique demeure timide, voire très timide. «Le secteur du commerce électronique a connu une croissance rapide au niveau mondial ces dernières années, en particulier pendant la crise résultant de la pandémie du Covid-19, en témoigne ses ventes totales en 2020 qui s’élèvent à environ 4,2 billions de dollars, soit une augmentation de 24 %par rapport à 2019», a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, lors de la séance hebdomadaire des questions à la Chambre des Représentants.
Al Bayane
• Chambre des représentants: le gouvernement présente les mesures de relance du tourisme intérieur La ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire, Fatima-Zahra Ammor, a passé en revue les mesures prises au niveau du ministère ainsi que des autres départements concernés pour relancer le tourisme intérieur. En réponse à une question orale à la Chambre des représentants, sur la situation du tourisme intérieur à la lumière de la crise liée au Covid-19, Ammor a fait savoir que dans le but mettre en place les bases solides d’un développement durable du tourisme intérieur, une étude a été menée en collaboration avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT) en vue d’identifier les exigences du client marocain concernant le produit touristique national.
• Essaouira: L’intégration de la culture dans les stratégies locales de développement en débats. L’intégration de la culture dans les stratégies locales de développement est le thème central d’un important atelier, qui se poursuit jusqu’au 23 décembre à Dar Souiri à Essaouira, avec la participation d’un parterre d’experts, de spécialistes et d’acteurs locaux. Initiée conjointement par le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb et l’Association Essaouira-Mogador, cette rencontre de trois jours, rehaussée par la participation d’ André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, tend à jeter la lumière sur le rôle moteur de la culture, sous toutes ses formes d’expression (patrimoine, histoire, arts,…), dans les stratégies du développement local. Elle s’assigne aussi pour objectif de démontrer comment la culture apporte sa contribution au développement humain et social, peut générer des opportunités d’emploi et faire partie d’une stratégie territoriale à part entière.
Libération
• Tayeb Hamdi: L’accélération de la vaccination et le respect des mesures de prévention seul moyen pour éviter des restrictions de longue durée. Le Maroc peut éviter des mesures restrictives de longue durée imposées par le risque de la propagation du nouveau variant du coronavirus « Omicron », par l’accélération de la vaccination, en l’occurrence la distribution de la troisième dose, ainsi que par le strict respect des mesures préventives individuelles et collectives, a souligné le chercheur en politiques et systèmes de santé, Tayeb Hamdi. Dans une analyse concernant les suppositions hâtives que la pandémie du variant « Omicron » sera moins dangereuse, Hamdi a indiqué que cette hypothèse n’a pas encore été confirmée en attendant plus d’éléments précis sur ce sujet.
• Laura Palatini: Le Maroc a réussi à adopter des approches humanitaires dans la gestion de la migration. Le Maroc a toujours adopté des approches humanitaires dans la gestion des questions de la migration, et est parvenu à réussir en la matière, a affirmé la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Laura Palatini. « Le Maroc est l’un des rares pays qui s’érige en modèle en matière de gestion des questions de l’immigration et de traitement civilisé des étrangers, tout en leur offrant une vie décente », a souligné Palatini dans une interview accordée à la presse, notant que le Royaume a veillé à offrir aux immigrés des services sociaux et des opportunités de formation pour faciliter leur intégration dans l’environnement économique et leur permettre de tirer profit du développement réalisé par le Maroc, connu pour son capital humain particulier et sa valorisation du savoir.
Maroc Le Jour
• La Marine Royale porte assistance à 352 candidats à la migration irrégulière à majorité Subsahariens. Des garde-côtes de la Marine Royale, opérant en Méditerranée et en Atlantique, ont porté assistance, durant la période allant du 18 au 21 décembre 2021, à un total de 352 candidats à la migration irrégulière à majorité Subsahariens, dont des femmes et des enfants, et qui étaient en difficulté à bord d’embarcations de fortune, a-t-on appris auprès d’une source militaire. Les personnes secourues ont reçu les premiers soins à bord des unités de la Marine Royale, avant d’être acheminées vers les ports les plus proches du Royaume puis remis à la Gendarmerie Royale pour les procédures d’usage, a-t-on précisé.
• Ahmed Reda Chami: les jeunes constituent une réelle opportunité. Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) Ahmed Réda Chami a souligné que les jeunes constituent une réelle opportunité pour le Maroc, nécessitant la mise en place des conditions favorables pour leur insertion dans le processus du développement du Royaume. S’exprimant au sujet des rapports consacrés par le CESE à la question des jeunes, Chami a insisté, dans une déclaration à M24, sur l’importance de saisir l’opportunité de ce « dividende démographique » qui représente 34% de la population totale et ce, via la mise en place des conditions nécessaires à sa valorisation et son insertion optimale dans le processus du développement du Maroc.
Al Massae
• L’ AFD accorde un prêt de 33 millions d’euros pour le financement partiel du BHNS d’Agadir. L’ Agence française de développement (AFD) et la Société de développement local Agadir Mobilité, ont signé à Agadir, un accord de prêt de 33 millions d’euros (344,8MDH), pour le financement partiel de la réalisation en cours de la première ligne de Bus à Haut Niveau de Service (Amalway Agadir Trambus). Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de signature de la convention de ce prêt , le directeur de la Société de développement local Agadir Mobilité, Abdelouahed El Kassimi, a indiqué que ce crédit vient compléter l’enveloppe budgétaire que nécessite ce projet environnemental, notant que ce chantier est fiancé par le Fonds d’Accompagnement des Réformes de Transport (FART) en partenariat avec le Conseil de la région de Souss-Massa et le Conseil communal d’Agadir.
• Véhicules immatriculés à l’étranger: Prorogation jusqu’au 30 juin 2022 du délai d’admission temporaire. L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a annoncé, lundi, la prorogation du délai de validité des admissions temporaires (AT) des véhicules de tourisme jusqu’au 30 juin 2022, sans suites contentieuses. « L’ADII informe les Marocains du Monde et les touristes étrangers que compte tenu de la persistance des difficultés de déplacement à l’international, il a été décidé de proroger le délai de validité des admissions temporaires (AT) des véhicules de tourisme jusqu’au 30 juin 2022, sans suites contentieuses », indique l’Administration dans un communiqué.
Al Yaoum Al Maghribi
• Bank Al-Maghrib maintient inchangé le taux directeur à 1,5%. Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir inchangé le taux directeur à 1,5% à l’issue de sa dernière réunion trimestrielle de l’année 2021. « Le Conseil a estimé que l’orientation de la politique monétaire reste largement accommodante, assurant les conditions de financement adéquates. Il a jugé en particulier que le niveau actuel du taux directeur demeure approprié et a décidé ainsi de le maintenir inchangé à 1,50% », indique BAM dans un communiqué. Lors de cette session, le Conseil a analysé l’évolution de la conjoncture nationale et internationale ainsi que les projections macroéconomiques de la Banque à moyen terme. Il a noté à cet égard que l’activité économique a connu globalement une nette reprise cette année, favorisée par les avancées notables de la campagne de vaccination et le maintien des stimulus budgétaire et monétaire.
• « Yassir », un nouveau mécanisme d’appui au financement du personnel de l’Éducation-Formation. Nouveau mécanisme lancé par la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Éducation-Formation, le programme « Yassir » permettra à la famille de l’enseignement d’avoir accès, à partir du 3 janvier 2022, à des prêts bancaires, totalement ou partiellement subventionnés par la Fondation. Le programme cible 40.000 adhérents par an, pour un budget global de subventions estimé à 50 millions de dirhams (MDH) par an, dont le financement sera assuré par un fonds dédié d’une valeur de 2 milliards de dirhams (MMDH).