Suite à ses « accusations », le Syndicat national de la justice n’a pas tardé à confirmer qu’« il n’y a pas eu de fuite ou de fraude pendant la période de l’examen écrit », notant que « s’il y avait quoi que ce soit que le syndicat susmentionné prétendait, le nombre de candidats retenus aurait été au moins la moitié des candidats ayant passé l’examen ».
Affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), le Syndicat national de la justice a expliqué que le taux de réussite dans l’examen écrit d’accès à la profession d’avocat (2 % du nombre total de candidats ), confirme selon lui,« qu’il n’y a pas de fuite ni de triche ».
Dans ce sens, le Syndicat national de la Justice a défendu jusqu’au bout les employés ayant pris part à la surveillance des candidats à l’examen du barreau, par décision du ministère de la Justice, estimant qu’il s’agit « des acteurs les plus honorables et les plus propres de l’établissement judiciaire ».
De son côté, l’Ordre des avocats du Maroc a également à réagi à ce scandale via un communiqué, en précisant que « ce qui circule dans les médias concernant la fuite de l’examen écrit d’accès à la profession d’avocat, et les opérations de fraude qu’a connu certains centres d’examen, est documenté, publié et largement diffusé sur les réseaux sociaux », appelant aussi à l’annulation des résultats de l’examen et l’organisation d’un nouveau concours.
Une réaction qui n’a pas été du goût du Syndicat national de la justice qui a critiqué la position de l’Ordre des avocats en l’accusant de faire des magistrats de la justice « un bouc émissaire pour sortir de la crise de l’examen », exprimant sa condamnation « envers tous ceux qui accusent les employés de la justice de fuites et de facilitation de fraude » dans l’examen susmentionné.
Les différentes positions exprimées montrent clairement l’absence d’une position unifiée dans le milieu des toges noires concernant les résultats de l’examen écrit d’accès à la profession d’avocat.
Par ailleurs, l’opinion publique attend toujours les fameuses explications d’Abdellatif Ouahbi concernant ce scandale.