Depuis plusieurs années, des fonctionnaires de l’État, élus et responsables sont sous le regard vigilant de certains observateurs, témoins de comportements à la fois illégaux et moralement condamnables concernant l’utilisation des biens publics. Ces individus n’hésitent pas à se servir des véhicules de service et du carburant fourni par l’État pour des fins personnelles, allant jusqu’à utiliser ces ressources pour faire des courses ou des escapades en famille pendant les périodes de congé.
Face à cette problématique, l’Association Marocaine de protection des deniers publics (AMPDP) a émis un appel pressant adressé au ministère de l’Intérieur, en vue de la prise de mesures strictes à l’encontre des responsables et élus qui détournent les véhicules officiels de leur usage légitime.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le président de l’association, Mohammed Ghalloussi, a estimé qu’« il incombe au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, celui-là même qui a initié une campagne encourageant les citoyens marocains à opter pour la marche à pied et le vélo en réponse à la flambée des prix des carburants, de prendre une mesure simple mais significative. En agissant ainsi, il gagnera l’approbation de tous, et sa démarche sera saluée par notre reconnaissance et notre admiration« .
Il a également fait remarquer que « le ministre de l’Intérieur devrait adopter des sanctions rigoureuses à l’encontre des responsables et élus qui détournent les véhicules de l’État de leur vocation première. Il est conscient que ces véhicules officiels sont employés hors de leur usage de jour et de nuit. Il se retrouvent ainsi dans les plages, devant des bars, des restaurants, des écoles, à toute heure« .

« De tels véhicules pourraient être utilisés pour des travaux d’infrastructure au profit d’élus spécifiques, servant ainsi leurs intérêts particuliers. Pendant la période de l’Aïd al-Adha, ils pourraient même se transformer en transports de bétail« , souligne-t-il.
Ghalloussi a légitimement questionné la capacité du ministre de l’Intérieur à endiguer, ne serait-ce qu’en partie, cette flagrante pratique de dilapidation et de corruption dans la sphère publique, offrant ainsi une fin à cette situation extrêmement agaçante.