Sans surprises, le prochain congrès du polisario connaitra la « réélection » de Brahim Ghali comme chef du polisario, la milice séparatiste sahraouie entretenue par l’Algérie dans le conflit du Sahara. Les militaires algériens, en bons parrains mafieux, s’occupent aussi d’organiser un voyage depuis la Mauritanie pour alimenter sa propagande.
L’Algérie a donné son feu vert à Brahim Ghali pour continuer à être à la tête du Front malgré le vent de contestation dans les camps des séparatistes dans le sud algérien, en particulier chez la jeunesse polisarienne bercée par des histoires de « luttes » et de violence.
Ces derniers mois, voire ces dernières années, le nombre de défections dans le camp des séparatistes du polisario n’a cessé d’augmenter. Qu’il s’agisse de rallier une troisième voie représentée par le Mouvement sahraoui pour la paix (MSP) ou pour simplement revenir à la raison en oubliant la thèse séparatiste, les déçus du polisario après 50 ans de mensonges, ont franchi une nouvelle étape en affichant publiquement leur désaccord.
Même la jeunesse du polisario a utilisé leurs médias attitrés pour partager sa colère et son envie de changement, bravant ainsi l’absence totale de libertés dans les camps de réfugiés captifs et la menace réelle de torture qui s’abat sur les voix dissidentes.
La vague de colère était si forte qu’elle a poussé le polisario à reconnaitre avoir commis des crimes contre l’humanité pour faire son mea culpa. Malgré la peur d’une montée plus féroce de la contestation, la démocratie chez les tortionnaires et la bande criminelle du polisario n’existe pas.
Brahim Ghali a chargé ses plus proches collaborateurs de sonder les troupes pour barrer la route à un éventuel remplaçant et, l’unique candidat qui s’était présenté contre lui, s’est rendu à l’évidence qu’il ne pourra pas battre Ghali à la loyale puisqu’il est rejeté par Alger, qui contrôle la présence et l’organisation de la milice. Il a ainsi annoncé son désistement et a soutenu la candidature de Ghali.
Attendu pour le 13 janvier et jusqu’au 17, le congrès est déjà fin prêt pour donner le change avec la présence de nombreux invités mauritaniens. L’Algérie, qui affirme ne pas être partie au conflit (bien que la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU disent le contraire) a organisé un voyage spécial depuis la Mauritanie pour donner du crédit à cette « réélection » déjà programmée.
Un avion d’Air Algérie a été affrété à Nouakchott pour transporter les invités mauritaniens, des journalistes locaux, des partis comme l’Union des forces du progrès (UFP), et le Rassemblement national de la réforme sociale (Tawasol).
En Mauritanie, des voix locales ont appelé à boycotter le congrès de la milice séparatiste à cause des violations des droits de l’Homme commises par le polisario sur des Mauritaniens.