Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi 1er novembre 2022
L’Opinion
• L’énergie éolienne représente près de 13,4% du total de la capacité installée au Maroc. Mais malgré les potentialités de cette filière, le Maroc ne compte qu’un seul projet en autoproduction, il s’agit du parc éolien Lafarge à Tétouan. Le projet de loi 82.21 relatif à l’autoproduction d’énergie électrique, actuellement en discussion au Parlement, devrait encourager à investir davantage dans cette énergie. Cependant, d’autres freins persistent, notamment en ce qui concerne l’accès au foncier et les autorisations nécessaires au déploiement d’un parc éolien. Les autorités locales peuvent également contribuer au développement de ce chantier, en fluidifiant les démarches administratives, bête noire des investisseurs.
• Le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka a souligné que le secteur routier est l’un des chantiers prioritaires du gouvernement, et un pilier essentiel dans la réalisation du développement économique et social, en raison de son rôle dans l’aménagement du territoire national et le désenclavement de la population rurale. Il a mis l’accent sur la nécessité de chercher des partenaires pour le co-financement des projets et de redoubler d’efforts afin de surmonter toutes les difficultés. Il a aussi noté l’impératif de renforcer les ressources humaines du ministère à travers la création de nouveaux postes d’emplois et l’organisation de sessions de formation, ainsi que le développement du système d’information géographique pour un recensement précis du réseau routier.
Le Matin
• Le cash en circulation au Maroc a atteint 342,9 milliards de DH à fin septembre, en hausse de 7,1% ou de 22,7 milliards de DH depuis le début de l’année. Une forte hausse qui, malgré le développement de l’utilisation des autres moyens de paiement et de l’économie structurée, montre le poids toujours important et grandissant de l’utilisation du cash et de l’économie informelle. En face, les dépôts bancaires ont crû de 2,3% ou de 24,8 milliards de DH depuis le début de l’année, pour s’établir à 1.086,6 milliards. Si les dépôts à vue ont progressé de 3,7% ou de 25,6 milliards de DH, les comptes à terme et les bons de caisse ont enregistré une baisse de 11,2% ou de 15,2 milliards.
• Les industriels de l’électricité et de l’électronique marocains se frottent les mains. Malgré la sinistrose ambiante et la persistance des incertitudes, les opérateurs du secteur misent beaucoup sur le programme des 300 milliards de DH d’investissements publics à mobiliser en 2023 et dont 10% iront à l’énergie. La profession, qui revendique l’instauration du principe de la préférence nationale, entend également se renforcer sur le marché africain qui recèle un potentiel en or puisque la demande en énergie sur le continent devrait doubler dans les 20 ans à venir.
L’Économiste
• Entre 2002 et 2021, l’Etat a mobilisé 276.983 hectares du domaine privé de l’Etat pour la réalisation de projets d’investissement. L’année dernière, 377 projets ont bénéficié du foncier domanial, totalisant près de 160.000 hectares, pour la réalisation d’investissement s’élevant à plus de 246 milliards de DH. L’essentiel de cette superficie a été dédiée à un méga projet de production d’énergie dans la région de Guelmim-Oued Noun. Cette année, 185 projets ont bénéficié des terrains relevant du domaine privé de l’Etat, pour le lancement des investissements d’une valeur de près de 15 milliards de DH. Plus de la moitié de ces projets concernent les secteurs du tourisme, de l’agro-industrie et des mines.
Libération
• L’indice des prix à la production du secteur des « Industries manufacturières hors raffinage de pétrole » a enregistré une hausse de 0,1% en septembre 2022 par rapport au mois précédent, selon le Haut commissariat au Plan (HCP). Cette hausse est la résultante de l’augmentation de 0,2% des prix de l’ »Industrie alimentaire » et de 0,1% de la « Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique », explique le HCP dans sa récente note relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière (IPPIEM).
Al Bayane
• Le vice-président de la Chambre des représentants, Hassan Benomar, s’est entretenu lundi avec la présidente du groupe d’amitié parlementaire maroco-coréen, In Jae Keun, sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale, ainsi que sur des questions d’intérêt commun. A cette occasion, Benomar s’est félicité des relations distinguées entre les deux pays, mettant en avant les réalisations du Royaume dans divers domaines durant ces dernières années, dont les énergies renouvelables, la gestion de la pandémie liée à la COVID-19 et le stress hydrique. Il a également fait part de la volonté du Maroc de consolider la coopération entre les deux pays dans le domaine de la formation technique, eu égard au leadership de la Corée du Sud en la matière. Benomar a aussi appelé au renforcement de la coopération parlementaire à travers l’échange des expériences et des expertises entre les deux institutions législatives.
Al Massae
• Le nouveau projet de loi de finances pour 2023 ne passerait pas comme une lettre à la poste après que les appels à manifester se sont poursuivis auprès de plusieurs instances professionnelles. La Fédération des Associations de Jeunes Avocats au Maroc a annoncé que ses membres ont décidé de s’engager dans un sit-in d’avertissement, pour exiger le retrait des dispositions fiscales inscrites dans le projet de loi de finances pour 2023. Ce sit-in est prévu de mercredi à 12 heures à vendredi à 12 heures devant le siège du Parlement à Rabat. La Fédération a appelé les avocats à se préparer pour renforcer la contestation avec des sit-in et une grève de la faim ouverte, qui sera décidée suivant l’évolution du dossier fiscal. En attendant, les barreaux des avocats au Maroc ont annoncé de cesser toute activité le 1er novembre dans tous les tribunaux du Royaume, tout en organisant des sit-in de protestation, contre le PLF 2023 actuellement débattu au Parlement, qui prévoit une révision des taxes appliquées sur les avocats et l’instauration du paiement de l’IR par anticipation.
Al Alam
• Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki, et le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, ont présidé la cérémonie de signature d’une convention-cadre pour le contrat de gestion participative de la nappe de Meski-Boudnib. La signature de cette convention s’inscrit en droite ligne des orientations du Roi Mohammed VI, dans son discours à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, appelant à un traitement diligent de la problématique de l’eau et à accorder une attention particulière à la rationalisation de l’exploitation des eaux souterraines et à la préservation de la nappe, à travers la rupture avec toutes les formes de gaspillage ou d’exploitation anarchique et irresponsable de cette ressource vitale et à redoubler d’efforts pour faire un usage responsable et rationnel de l’eau.
Bayane Al Yaoum
• L’Ambassade du Maroc en Corée du Sud a indiqué, dimanche, qu’aucun ressortissant marocain ne figurait parmi les victimes de la bousculade meurtrière survenue samedi soir à Séoul. La bousculade survenue dans une ruelle du quartier Itaewon a fait 153 morts. Parmi les victimes de ce drame, 20 morts de nationalités étrangères ont été identifiés. L’Iran, l’Ouzbékistan, la Chine et la Norvège font partie des pays d’origine des étrangers décédés. Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur la bousculade.
Al Ittihad Al Ichtiraki
• L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, a mis en garde, à New York, contre la collusion entre l’Iran, le Hezbollah et le groupe séparatiste armé du « polisario » pour déstabiliser la région de l’Afrique du Nord et du Maghreb. Répondant à une question sur des informations faisant état de l’acquisition par le “polisario” de drones iraniens, lors de sa conférence de presse tenue suite à l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2654 prolongeant d’un an le mandat de la Minurso, Hilale a averti que si cette information s’avère vraie, trois constats s’imposent. “Sur le plan géopolitique, cela constituera une nouvelle confirmation que nous avons raison depuis deux ans en alertant que l’Iran et le Hezbollah sont en train de s’infiltrer à Tindouf et en Afrique du Nord. Ils sont passés de la formation à l’équipement du +polisario+ avec des drones. Cela est grave”, a lancé l’ambassadeur, notant qu’ils “sont en train de déstabiliser notre région après avoir fait de même” notamment au Yémen et en Syrie.
Al Ahdath Al Maghribia
• Le Maroc et Singapour constituent deux modèles de coexistence et de vivre-ensemble exemplaire, a affirmé, dimanche à Essaouira, le ministre singapourien du Développement social et familial, Masagos Zulkifli. « Le Maroc et Singapour peuvent renforcer leur coopération dans ce domaine et apprendre l’un de l’autre afin de montrer au monde que les différentes sensibilités communautaires et religieuses peuvent vivre en harmonie et contribuer au progrès de leurs pays », a expliqué le responsable singapourien en marge de sa visite à Essaouira. Zulkifli, qui est accompagné de l’ambassadeur non résident de Singapour à Rabat, George Goh Ching Wah, et d’une importante délégation, a, dans ce sillage, souligné qu’à Singapour, les Musulmans, qui constituent une minorité, vivent en parfaite harmonie depuis des décennies, avec les différentes communautés formant la société singapourienne.
Assahra Al Maghribia
• Les enjeux liés à la gestion des crises et à la poursuite des réformes économiques et sociales à la lumière du projet de Loi des finances (PLF) au titre de l’année 2023 ont été au centre d’une rencontre d’étude organisée, dimanche, par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants. A cette occasion, les présidents des groupes de la majorité parlementaire ont salué l’ouverture sur les acteurs économiques dans le débat public sur le nouveau PLF, dans la perspective de l’améliorer et d’introduire des amendements importants à même de répondre aux attentes économiques et sociales. Dans son intervention sur « la situation économique mondiale complexe et les réponses attendues du PLF-2023 pour préserver les équilibres financiers et renforcer l’économie nationale », Reda Lahmini, conseiller parlementaire et économiste, a relevé que le PLF intervient dans une conjoncture mondiale particulière, marquée par l’incertitude.