Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce vendredi 3 juin 2022
L’Opinion
• Plus de doute sur la volonté d’Abuja de mener à bien le projet de Gazoduc Maroc-Nigeria (GMN), avec le feu vert accordé par le Federal Executive Council, organe exécutif suprême au Nigeria, pour exécuter l’accord avec la CEDEAO portant sur la construction du GMN. Un projet pharaonique qui devrait traverser une quinzaine de pays de la sous région ouest-africaine avant de se jeter dans la Méditerranée et fournir l’Europe en gaz africain. Le GMN bénéficie également de la conjoncture internationale et de la volonté de l’Europe de réduire, puis se défaire de sa dépendance au gaz russe, comme des récentes découvertes de gisements offshore tout au long du littoral ouest-africain, depuis le Côte d’Ivoire au Maroc, en passant par le Sénégal. Reste à savoir quelle sera la position de la Chine sur la question, vu que Pékin demeure l’un des principaux importateurs de gaz nigérian.
• Avec l’avènement de l’été débute également la saison des averses orageuses potentiellement dangereuses au vu des inondations fulgurantes qui peuvent être occasionnées. Le dernier épisode de ce genre a eu lieu il y a quelques jours au niveau du bassin hydraulique de Guir-Ziz-Rhéris. Des précipitations intenses ont ainsi causé des inondations importantes dans un territoire qui est pourtant touché de plein fouet par la pénurie pluviométrique. En moins de 48 heures, le taux de remplissage du barrage de Hassan Addakhil a ainsi pu augmenter jusqu’à dépasser les niveaux enregistrés l’année dernière à la même période. Les dégâts limités de cet épisode s’expliquent notamment par l’apport précieux du nouveau système d’alerte précoce décliné à l’échelle communale.
Le Matin
• Le porte-parole du Palais Royal a annoncé, jeudi, la naissance dans le foyer de SAR le Prince Moulay Rachid d’un nouveau-né que SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a baptisé du nom de Son Altesse le Prince Moulay Abdeslam. En cette heureuse occasion, le porte-parole du Palais Royal présente à SM le Roi Mohammed VI, que Dieu Le glorifie, ses sincères félicitations et ses vœux les meilleurs, ainsi qu’à SAR le Prince Moulay Rachid et à son épouse SAR la Princesse Lalla Oum Kaltoum.
• Le projet de loi n°18-18 régissant la collecte et la distribution des dons suscite l’inquiétude des associations. Celles-ci mettent en garde contre ce texte qu’elles voient frappé du sceau de la fermeté et de restrictions qualifiées d’exagérées. Approuvé par la Chambre des conseillers, ce texte est en examen aujourd’hui à la première Chambre. Avant son adoption définitive, les acteurs de la société civile estiment avoir le droit d’être consultés.
L’Économiste
• Les prix de transfert sont toujours à l’origine de débats entre les opérateurs, le fisc, l’Office des changes et la Douane. Ils sont encadrés aussi bien au niveau du droit interne qu’au niveau des multiples conventions signées par le Royaume. Des dispositions spécifiques sont prévues dans le Code général des impôts, dans l’Instruction générale de l’Office des changes et dans la réglementation de la Douane. Or ces dispositions privent les opérateurs d’un traitement homogène. Les opérateurs se trouvent “confrontés lors des différents contrôles fiscaux aux comparables utilisés par l’Administration fiscale. Ces comparaisons perdent leur pertinence quand elles ne sont pas retraitées pour prendre en considération certains aspects qui entrent en jeu lors de la fixation du prix de transfert”, déplore Abdelkader Boukhriss, Managing Tax Partner à la société fiduciaire Maroc conseils.
• Dès le mois de mars 2021, le consommateur marocain paie plus cher les huiles de table. Depuis plus d’une année, les prix sont passés du simple au double. Aujourd’hui, les 5 litres dépassent les 100 DH pour frôler les 150 DH. Et ce, en fonction des marques, des points de vente ou encore des modes d’achat. Pour sa part, la bouteille de 2 litres, elle est commercialisée entre 42 et 60 DH contre plus de 20 DH celle de 1 litre. Véritable coup dur pour les portefeuilles. Depuis le mois d’avril, le Royaume ne peut plus importer des corps gras depuis l’Indonésie (huile de palme) ou encore de l’Egypte (dérivées d’huile de palme). Selon une source de la Folea (Fédération interprofessionnelle des oléagineux), «le risque de pénurie est très limité au niveau des huiles de table». Mais si les conflits se généralisent sur d’autres endroits du globe, «la disponibilité des graines et le fret deviendront difficiles, et cela pourrait causer une pénurie».
Libération
• Le déficit commercial du Maroc s’est établi à près de 91,04 milliards de dirhams (MMDH) durant les quatre premiers mois de cette année, en hausse de 43,6% par rapport à fin avril 2021, selon l’Office des Changes. Ce déficit résulte d’une augmentation des importations (+37,8% à 230,05 MMDH) plus importantes que celle des exportations (+34,2% à 139,01 MMDH), explique l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, ajoutant que le taux de couverture a perdu 1,6 point à 60,4%.
Al Bayane
• L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif prend part à la 27ème édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisée du 02 au 12 juin à Rabat, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI. Dans le cadre de sa programmation culturelle et artistique pour l’occasion, l’Agence prévoit l’organisation, dimanche prochain dans la salle Hassan au Salon, d’un colloque sur « Le rôle des centres culturels arabes et islamiques dans la préservation de l’identité d’Al Qods : cas du centre culturel marocain », avec la participation d’enseignants spécialisés issus de Palestine et du Maroc. Ce colloque abordera plusieurs questions liées à la réconciliation des générations palestiniennes avec leur histoire, afin de relever les défis de la mondialisation et de l’aliénation d’autant plus que l’action culturelle à Al-Qods gémit encore sous le poids des tentatives d’altération de l’identité arabe et islamique de la ville sainte.
Al Massae
• Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a adressé une circulaire aux différents directeurs régionaux les exhortant à prendre les mesures sanitaires qui organisent la saison du Hajj pour cette année, sur la base des exigences fixées par l’Arabie saoudite pour préserver leur sécurité. Le ministère a appelé les directeurs régionaux à constituer une commission médicale, au sein de chaque délégation, composée de trois médecins désignés par le délégué régional, et qui sera chargée des examens médicaux cliniques des candidats, y compris les pèlerins des agences de voyage. Selon cette circulaire, chaque pèlerin doit recevoir un certificat médical signé par les trois médecins prouvant sa capacité ou son incapacité physique et mentale à accomplir les rituels du hajj. Les personnes atteintes de maladies chroniques ne seront pas permises d’aller accomplir le hajj, selon la même source.
Al Ahdath Al Maghribia
• Tous les services et procédures de l’Etat seront disponibles en ligne à l’horizon 2030, a annoncé, mercredi à Tunis, Mouhcine Yejjou, Chef de programme Maroc EId à la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN). Le recours à un service en ligne apportera au citoyen un bénéfice en gain de temps de transparence et d’accessibilité, qui ne doit pas être au détriment de la sécurité de ses transactions et de la protection de ses données personnelles, a-t-il dit. Cela permettra de réduire les fraudes et les coûts, de promouvoir les services, a ajouté Yejjou, qui présentait l’expérience de la DGSN en matière de protection des données personnelles lors d’une conférence régionale en Tunisie.
• Un premier cas confirmé de variole du singe a été enregistré au Maroc, a annoncé jeudi le ministère de la Santé et de la protection sociale. « Il s’agit d’un cas en provenance d’un pays européen, détecté dans le cadre du protocole établi par notre pays depuis le lancement de l’alerte sanitaire mondiale », a précisé le ministère dans un communiqué. L’état de santé du patient est stable et ne suscite pas d’inquiétude. Il se trouve sous surveillance médicale conformément aux mesures sanitaires adoptées en la matière.
Bayane Al Yaoum
• Le nombre de voyageurs transportés par l’Office national des chemins de fer (ONCF) s’est élevé à 9,62 millions de personnes durant les trois premiers mois de cette année, contre 7,02 millions durant la même période un an auparavant. « Le nombre de voyageurs transportés a enregistré une augmentation de 38% par rapport à la même période de l’année 2021, confirmant ainsi le retour de l’activité après le contexte Covid », indique l’Office dans un communiqué sur ses indicateurs d’activité du 1er trimestre 2022.
Al Ittihad Al Ichtiraki
• Les transferts de fonds effectués par les Marocains Résidents à l’Étranger (MRE) se sont établis à plus de 30,56 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2022 contre 29,03 MMDH une année auparavant, selon l’Office des changes. Ces transferts s’inscrivent ainsi en hausse de 5,3% ou de 1,52 MMDH au titre de la même période de l’année écoulée, précise l’Office dans son bulletin des indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’avril. Ledit bulletin fait, par ailleurs, état d’un déficit commercial du Maroc de près de 91,04 MMDH durant les quatre premiers mois de cette année, en hausse de 43,6% par rapport à fin avril 2021.
Assahra Al Maghribia
• La reconnaissance de la pseudo « RASD » en 1984 par l’Organisation de l’Unité africaine, actuellement l’UA, a été « une erreur historique », a affirmé le député de l’Assemblée nationale du Cap Vert, Hélio Sanches, rappelant que pour corriger cette erreur, « de nombreux États ont gelé cette reconnaissance et soutiennent les efforts de l’ONU visant à trouver une solution juste à ce différend ». Une telle reconnaissance « a été faite en violation du Droit international, de la Charte de l’Organisation des Nations Unies et de la charte de l’OUA elle-même », a écrit Sanchez, qui a été candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2021 au Cap Vert, dans une tribune publiée mercredi dans le journal local « Expresso Das Ilhas ».