Le soufisme, une composante essentielle dans la consolidation des relations entre le Maroc et sa profondeur africaine (universitaire)

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Le soufisme est une composante essentielle dans la consolidation des relations entre le Maroc et sa profondeur africaine, a souligné, samedi à Dakhla, la professeur à la Faculté des lettres de l’Université Mohammed V à Rabat, Karima Bouamri.

S’exprimant lors d’une rencontre organisée par le Conseil local des Oulémas d’Aousserd, sous le thème « le rôle du soufisme dans l’activation de la diplomatie spirituelle entre le Maroc et l’Afrique », Mme Bouamri a indiqué que le soufisme constitue l’un des piliers des liens ancrés dans l’Histoire entre le Royaume et sa profondeur africaine, notant que les sections des zaouïas s’étendent à plusieurs pays du continent africain.

Lors de cette rencontre, organisée en coordination avec le groupe de recherches et de formation sur le patrimoine et la culture du Sahara, relevant du Centre régional des métiers d’éducation et de formation (CRMEF), Mme Bouamri a mis l’accent sur les relations spirituelles entre le Maroc et l’Afrique et leur impact sur l’instauration de bases solides de l’espace religieux dans le continent, ainsi que sur la contribution des confréries soufies à la consolidation de la dimension spirituelle entre le Royaume et l’Afrique subsaharienne.

Mme Bouamri, également membre du Conseil local des Oulémas de Salé, a fait savoir que la diplomatie spirituelle du Royaume constitue un lien fort entre les peuples africains et veille à la diffusion des valeurs de paix et de sécurité, pour lutter contre les pensées extrémistes menaçant la sécurité de nombreux pays, soulignant que le soufisme prône les valeurs qui sont de nature à renforcer la sécurité spirituelle entre les pays.

Cette relation s’est renforcée ces dernières années à la faveur de plusieurs initiatives religieuses, a-t-elle poursuivi, citant à cet égard la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, dont l’une des missions est l’organisation des séminaires et conférences axés sur la tolérance, la modération, le rite malékite, la doctrine ach’arite et le soufisme de Juanyd (en référence au grand maître soufi Abû l’Qassim Al-Junayd Al Baghdadi), en plus des concours de mémorisation du Saint Coran en Afrique.

Cette diplomatie spirituelle s’illustre aussi à travers la création de l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams, Mourchidines et Mourchidates ayant pour mission de former et de qualifier des imams issus de plusieurs pays africains et étrangers pour promouvoir un islam modéré et du juste milieu, a-t-elle soutenu.

Cette diplomatie a été également consolidée par les visites de SM le Roi Mohammed VI en Afrique, visant à renforcer les liens de solidarité et de coopération entre le Maroc et les pays du continent africains dans les domaines politique et économique, a-t-elle ajouté, mettant en exergue les actions royales menées dans ce sens en l’occurrence la distribution des exemplaires du Saint Coran et la construction des mosquées en Afrique.

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