Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi 4 avril 2022
L’Opinion
• Un total de 133 candidats à l’immigration clandestine, dont quatre femmes, ont été appréhendés dans la nuit de vendredi à samedi dans la zone côtière d’Imoutlane, relevant de la province d’Oued Eddahab, apprend-on auprès de source sécuritaire. Ainsi, deux groupes de 68 et 65 migrants clandestins ont été arrêtés au Nord du village de pêche Imoutlane (140 km de Dakhla) relevant de la commune de Bir Inzarane, précise-t-on de même source. Ces individus, tous originaires de plusieurs villes du Royaume, ont été appréhendés grâce au renforcement du dispositif de surveillance du littoral et à l’intervention des éléments de la Gendarmerie royale, dans le cadre des opérations de ratissage menées régulièrement pour lutter contre le phénomène de l’immigration clandestine, souligne la même source. Réforme de l’UA: Le Maroc réitère la primauté du Conseil de Sécurité dans le maintien de la paix
Le Matin
• Les chauffeurs des grands taxis (de type 1) examinent la possibilité d’augmenter les tarifs de leurs courses. D’après des sources syndicales, cette augmentation, pourrait se situer entre 50 centimes et 1 dirham. «Nous n’avons encore rien décidé, mais la hausse des prix des hydrocarbures ne nous laisse pas le choix. Aujourd’hui, le prix du litre de gasoil est arrivé à un sommet jamais atteint auparavant. Il a franchi la barre des 14 DH et les prix risquent d’augmenter encore. Cette hausse réduit notre marge de bénéfice à des miettes. Il est temps d’agir, d’autant que l’aide de l’État tarde à nous parvenir», souligne Mustapha Lkihel, secrétaire général de la Fédération nationale des professionnels du transport au Maroc. Si le scénario d’une hausse des prix des taxis type 1 est à l’ordre du jour, il n’en est pas ainsi des petits taxis (type 2). Le secrétaire général régional du Syndicat national des conducteurs de taxis de la région de Casablanca-Settat, Seddiki Aouzahra souligne que cette idée est certes abordée par les professionnels, mais pour le moment, elle reste juste un sujet en discussion.
• Le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole «Samir» appelle à une reprise urgente du service dans cette raffinerie, et à déterminer les responsabilités des opérateurs quant à la constitution d’un stock stratégique en prévision de toute rupture ou perturbation d’approvisionnement en carburants. Le Front, et pour faire contrepoids à la flambée sans précédent des prix des carburants au niveau international, préconise également un retour à la régulation des prix des carburants au titre des prérogatives accordées au Chef du gouvernement par la loi sur la liberté des prix et la concurrence. Dans un communiqué, le Front appelle le gouvernement à faire preuve d’une neutralité positive et à soumettre une demande au nom de l’État marocain pour l’acquisition de la Samir. Cette acquisition par l’État n’est pas interdite par la loi et représente la solution la plus efficace pour préserver les intérêts suprêmes du Maroc, souligne-t-on.
• La région de Casablanca-Settat concentrait à fin 2019 près de 30,7% du total des entreprises déclarées, au niveau national, à la DGI, à la CNSS ou à l’OMPIC, soit 175.653 entreprises actives dont 87,6% sont des micro-entreprises ayant un chiffre d’affaires individuel inférieur à 3 millions de dirhams. Selon un rapport de l’Observatoire Marocain de la TPME, 78% des entreprises de cette région sont concentrées dans la préfecture de Casablanca. Au niveau sectoriel, plus de 48% des entreprises opéraient, en 2019, dans le commerce et la construction, cette proportion étant similaire à celle au plan national. Les TPME employaient plus de 63% de l’effectif déclaré à la CNSS, contre 73,1 % à l’échelle.
L’Économiste
• L’activité industrielle au niveau de la ville de Guercif vient de se renforcer avec le lancement d’une nouvelle unité spécialisée dans la valorisation des produits laitiers. Un investissement bienvenu dans une province qui compte à peine quelques usines éparpillées à travers plusieurs communes. Et cela, dans l’attente d’une véritable zone industrielle aménagée pour accueillir de nouveaux entrants et doper les emplois. D’un coût total de 60 millions de DH, cette unité vise à développer et à renforcer les capacités de la filière d’un important bassin d’élevage, notamment au niveau de la production. la valorisation, l’organisation professionnelle, l’amélioration des revenus des éleveurs et la création des opportunités d’emploi. D’une capacité de 30 tonnes/jour, cette unité bénéficie à 2.689 agriculteurs organisés en 13 coopératives autour d’un groupement d’intérêt économique (GIE).
• Et c’est parti pour l’immobilier dans la province de Settat. En effet, les chantiers de construction prolifèrent à vue d’œil. L’activité a repris de plus belle. Aussi, lotisseurs, aménageurs-développeurs, promoteurs immobiliers ou simples citoyens s’en réjouissent-ils. Selon les témoignages de beaucoup de promoteurs, les dossiers en instance ont commencé à être dépoussiérés. Le plan d’action de l’agence ambitionne d’en faire un établissement en mesure d’intégrer des innovations urbaines (numériques et technologiques, environnementales et énergétiques…) permettant d’optimiser l’utilisation du sol, d’écourter les délais et de répondre instantanément aux attentes. Et aussi d’assurer l’accompagnement des collectivités territoriales pour l’encouragement de l’urbanisme de développement qui utilise le territoire pour favoriser, non seulement la construction de logements, mais aussi les zones d’activité génératrices de revenus, les zones de récréation, de sport et de culture, entre autres.
Libération
• En prévision du déploiement du tiers de confiance national dédié à l’authentification des usagers de services numériques, la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) et la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ont signé un protocole d’accord pour les besoins propres des plateformes de dématérialisation de la CNDP, en cours de préparation. Ainsi, par ce protocole la DGSN habilite la CNDP à l’exploitation des fonctionnalités techniques de la CNIE, devenant ainsi la première institution publique à accéder à cette habilitation de la DGSN, indique un communiqué de la Commission. L’usage de ce tiers de confiance national dédié à l’authentification des usagers de services numériques est aligné avec les délibérations de la CNDP.
• Le déficit commercial augmente de 57,2% à fin février 2022 (Libération) Le déficit commercial du Maroc a augmenté de 57,2% à fin février 2022 par rapport à la même période en 2021, pour s’établir à -39,64 milliards de dirhams (MMDH), selon l’Office des changes. Les importations ont atteint 102,12 MMDH au titre des deux premiers mois de l’année en cours, contre 74,13 MMDH à fin février 2021, soit une hausse de 37,8%, tandis que les exportations ont augmenté de 27,7% se situant à 62,47 MMDH à fin février dernier contre 48,92 MMDH en 2021, précise l’Office qui vient de publier ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de févier. Le taux de couverture, quant à lui, a perdu 4,8 points pour s’établir à 61,2% contre 66%.
Al Bayane
• Le Maroc adhère pleinement et de manière responsable aux chantiers de réforme du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) et réitère la primauté du Conseil de sécurité de l’ONU dans le maintien la paix et la sécurité internationales, a affirmé, à Addis-Abeba, l’Ambassadeur Représentant Permanent du Royaume auprès de l’UA et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi. « Le Royaume du Maroc adhère pleinement et de manière responsable, aux côtés des pays africains frères, dans les chantiers de réforme du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. L’approche marocaine, à cet égard, repose sur le renforcement de la transparence des méthodes de travail et de la crédibilité du processus de prise de décision au sein du Conseil », a souligné Arrouchi lors de la première réunion du nouveau mandat du CPS.
• Avec l’avènement du mois sacré de Ramadan, le débat sur les horaires scolaires fait rage sur les réseaux sociaux et parmi les élèves et leur parents, compte tenu des difficultés rencontrées en termes de conciliation entre respect des horaires d’études et pratique des us et coutumes qui pourraient affecter les élèves en fonction de leur âge et leur niveau d’études. Conscient de ce dilemme, le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports a mis au jour un calendrier convenable aussi bien pour les élèves que pour les parents pendant ce mois sacré, et ce dans les établissements primaires, secondaires et supérieurs. Ainsi, conformément à la décision du gouvernement d’avancer l’heure légale du Royaume de 60 minutes (GMT +1), le ministère de tutelle a annoncé que les horaires des écoles pendant le mois béni seront retardés, du lundi au jeudi, d’environ 30 minutes le matin et avancés de 30 minutes l’après-midi, a souligné Abderrahim Al-Ayadi, chef du département d’aménagement des espaces spatio-temporels des établissements scolaires au ministère.
Al Massae
• Les ventes des phosphates et dérivés ont doublé pour atteindre 14,21 milliards de dirhams (MMDH) à fin février 2022 contre 7,26 MMDH une année auparavant, selon l’Office des changes. Cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+4,48 MMDH) due à l’effet prix qui a presque triplé (7.214 DH/T à fin février 2022 contre seulement 2.996 DH/T à fin février 2021), indique l’Office dans sa récente note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, notant qu’en revanche, les quantités exportées ont reculé de 16,4%. En parallèle, les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire sont situées à 15,44 MMDH à fin février dernier contre 13,57 MMDH durant la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 13,8%, fait savoir l’Office.
• Dans une nouvelle escalade résultant de la flambée des prix des carburants au cours des dernières semaines, qui ont atteint des niveaux records de plus de 14 dirhams le litre, tant pour l’essence que pour le gasoil, la Fédération nationale du transport multimodal a annoncé, en marge de sa réunion tenue en fin de semaine, un arrêt de travail à partir du mercredi 6 avril jusqu’à la satisfaction des revendications des professionnels. La Fédération, qui regroupe un nombre important de sociétés et entreprises exerçant dans le secteur du transport, a souligné que le soutien accordé par le gouvernement aux professionnels du transport est une mesure entachée de plusieurs lacunes et ne permet pas d’alléger les souffrances de l’entreprise du transport, soulignant que, face à cette situation critique de la société du transport, qui devient incapable de couvrir ses charges financières en raison du coût énergétique élevé, les entreprises ont décidé de suspendre leurs activités.
Al Alam
• Assumant son rôle de renforcement de la diplomatie partisane dans laquelle il s’investit au service des causes nationales, dont l’intégrité territoriale, et souhaitant contribuer à renforcer le rayonnement du Maroc dans les enceintes internationales, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, accompagné d’Ibrahim Ould Errachid, membre du Comité central et de la Commission des relations extérieures au parti, a assisté au XXe Congrès national du Parti populaire espagnol (PP), qui s’est tenu les 1er et 2 avril à Séville. En marge de ce congrès, qui a porté à sa tête Alberto Núñez Feijóo, Baraka a eu des entretiens avec certaines personnalités politiques influentes. Il s’est notamment entretenu avec Mariano Rajoy, Pablo Casado, Ana Pastor, Bernard Pons et Elías Bendodo Benasayag, respectivement ancien chef du gouvernement, président sortant du parti, vice-présidente du Congrès des députés, chargé des relations internationales et coordinateur général du PP.
Bayane Al Yaoum
• Le Royaume-Uni et le Maroc continuent d’avancer dans la construction du câble sous-marin qui reliera les deux pays. La société britannique XLCC, spécialisée dans la fabrication des câbles, a annoncé avoir achevé la conception d’un navire de pose de câbles avancé et unique en son genre qui sera livré au premier semestre de 2025. Le navire câblier devant servir dans la pose, le relevage et l’entretien des câbles sous-marins pour le transport futur de l’énergie électrique entre le Maroc et le Royaume-Uni, selon Renews. Le projet Xlinks ambitionne de fournir au Royaume-Uni de l’électricité verte produite et stockée au Maroc, grâce à l’installation d’un gigantesque parc solaire et éolien dans la région de Guelmim-Oued Noun.
• La nouvelle feuille de route entre l’Espagne et le Maroc garantira le progrès et la prospérité des deux pays (Bayane Al Yaoum) Des ministres espagnols ont mis l’accent sur l’importance de la nouvelle feuille de route entamée entre l’Espagne et le Maroc et les perspectives qui s’ouvrent pour développer davantage les liens de coopération entre deux pays voisins et amis. Dans ce sens, la ministre de la Politique territoriale et porte-parole du gouvernement espagnol, Isabel Rodriguez, a défendu le lancement de cette « nouvelle feuille de route » pour garantir la stabilité et le progrès des relations bilatérales. La nouvelle ère initiée entre les deux pays est »importante » pour aller de l’avant dans les relations bilatérales, non seulement dans le domaine culturel, de proximité et de voisinage, mais aussi dans ceux économique, de la gestion des flux migratoires et de la lutte contre le terrorisme, a relevé Rodriguez dans des déclarations aux médias.
Al Ittihad Al Ichtiraki
• Le silence a remplacé le bourdonnement des abeilles au pied du vaste rucher d’Inzerki, dans le sud du Maroc. Un silence qui dénote bien un désastre écologique précipité par la disparition des colonies. « A cette période de l’année, l’espace est censé être empli du bourdonnement des abeilles. Aujourd’hui, elles meurent à un rythme vertigineux », déplore l’apiculteur Brahim Chatoui, en inspectant ses essaims sous un soleil de plomb. Ses 90 ruches, dont 40 ont été perdues en moins de deux mois, sont disposées dans l’abeiller d’Inzerki, au cœur de la réserve de biosphère de l’arganeraie, l’une des plus riches du pays. « D’autres familles ont tout simplement décidé d’abandonner l’apiculture faute de moyens », a relevé Chatoui. Considéré comme « le plus ancien et le plus grand rucher collectif traditionnel au monde », selon les spécialistes, ce site datant de 1850 n’est pas le seul frappé par la mortalité des hyménoptères.
• Le Wali, Directeur Général des Collectivités Territoriales (DGCT), Khalid Safir, a indiqué que le Maroc des régions, auquel nous aspirons tous, accorde à la fiscalité locale un rôle incontournable dans la consolidation des ressources financières des collectivités territoriales (CT). Intervenant dans un colloque-webinaire sur « Autonomie fiscale locale et développement territorial: diagnostic et état des lieux » organisé à l’initiative de la Trésorerie générale du Royaume (TGR), Safir a noté que le Maroc a choisi, depuis son indépendance, de faire coexister au sein de son système fiscal, une fiscalité des CT à côté de celle de l’Etat. Avec l’évolution du processus irréversible de la décentralisation, la fiscalité locale a concerné en 1962 uniquement les communes urbaines avant de s’élargir en 1967 aux communes rurales, ensuite en 1989 aux préfectures et provinces et enfin en 1997 aux régions, a-t-il rappelé lors d’un panel sous le thème « la gestion fiscale locale : quels outils, quelle cohérence, quels défis ? ».
Al Ahdath Al Maghribia
• L’épuisement des réserves de sang menace désormais plusieurs opérations chirurgicales prévues prochainement, selon des sources bien informées. Si une solution n’était pas trouvée à cet épuisement de sang et à ses dérivés, notamment l’immunoglobuline recommandée pour le traitement des patients atteints d’immunodéficience primaire, certaines opérations chirurgicales et interventions médicales urgentes devraient être reportées à partir de cette semaine. A travers les crises qu’ils traversent de temps à autre, le Centre National et les Centres régionaux de Transfusion Sanguine se révèlent incapables de collecter les quantités nécessaires de cette substance vitale. Plus encore, la quantité de plasma dont est extraite l’immunoglobuline est faible, et ne peut couvrir tous les besoins des patients à cause de la faiblesse du système de transfusion sanguine au Maroc.
• L’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe González, a réaffirmé, à New York, que l’initiative marocaine d’autonomie est « la meilleure solution » pour un règlement définitif du différend régional autour du Sahara. « C’est la solution la plus sérieuse et la plus réaliste qui ait été présentée depuis plus de quarante ans », a déclaré M. González à la presse, à l’occasion d’une cérémonie de remise des prix de l’Institut espagnol de la Reine Sofia, tenue jeudi dans la métropole américaine. L’ancien chef du gouvernement espagnol (1982-1996) qui assistait à cet événement, présidé par la Reine Sofia, en présence de plusieurs éminentes personnalités, a réitéré son plein appui à la nouvelle position de son pays en soutien à la solution d’autonomie proposée par le Maroc pour mettre fin à ce conflit artificiel.
Assahraa Al Maghribia
• L’ambassadeur du Maroc au Gabon, Abdellah Sbihi, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a tenu à apporter un soutien à la communauté musulmane du pays, en procédant à la remise d’un important lot d’exemplaires du Saint Coran, à la Mosquée Hassan II de Libreville. Ce lot a été réceptionné, à la veille du mois sacré de Ramadan, par l’imam de la Grande Mosquée Hassan II, Ismael Oceni Ossa, par ailleurs, président du Conseil supérieur des affaires islamiques. « Nous connaissons tous l’attachement du Maroc à un Islam de paix et de tolérance, à un Islam modéré et du juste milieu », a mis en avant le diplomate marocain.
• « C’est Essaouira qui incarnera pour le Maroc, la place, le rôle et la centralité de la Culture dans le programme 2030 des Nations Unies pour le développement durable », a déclaré, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador. « Il y a un peu plus de 30 ans, en 1991 précisément, Essaouira faisait le choix pionnier et singulier d’enraciner sa refondation et sa renaissance dans l’inépuisable richesse de toutes ses expressions culturelles et artistiques », a rappelé M. Azoulay qui s’exprimait à Essaouira dans le contexte d’un séminaire de suivi (31 mars au 1er avril) autour des indicateurs thématiques mis en place par l’UNESCO pour évaluer la contribution de la culture à la réalisation des objectifs de développement durable fixés par l’ONU à l’horizon 2030.