Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce jeudi 24 février 2022
L’Opinion
• Cherté de la vie: argumentaire d’une majorité sincère et solidaire. Confronté à son premier défi d’envergure depuis sa nomination par le Souverain, le gouvernement compte continuer à amortir le choc de la hausse des prix sur les marchés internationaux qui menace le pouvoir d’achat des Marocains. Réunis pour examiner attentivement la présente conjoncture qui agite l’opinion publique, les dirigeants du trio gouvernemental ont exprimé leur compréhension des doléances des citoyens, tout en annonçant leur volonté de persévérer dans la voie de l’atténuation des effets de l’inflation sur la bourse des citoyens. Grâce à sa majorité soudée, l’Exécutif réitère son engagement de continuer à exécuter à la lettre le programme gouvernemental et poursuivre l’édification de l’État social.
• Santé: 70 % des futurs médecins ont l’intention de quitter le pays. Face à la grande pénurie dont souffre le secteur médical au Maroc, le gouvernement multiplie les mesures pour former plus de médecins et même pour ouvrir la porte aux médecins étrangers pour exercer la profession au Maroc. Toutefois, une récente étude a révélé une propagation alarmante de la décision de quitter le pays parmi les étudiants de dernière année des Facultés de médecine au Maroc. Selon l’étude réalisée par un professeur de la Faculté de médecine de Casablanca et publiée par l’Oxford Academys, pour chaque médecin resté au Maroc, 3 sont partis à l’étranger. Parmi les 251 étudiants en médecine qui ont fait l’objet de l’étude, 71.1% des étudiants en dernière année ont l’intention d’émigrer à l’étranger, dont 61,6 % sont des femmes.
Le Matin
• Électricité : la production dépasse en 2021 son niveau d’avant-crise. Après une chute de 3,9% en 2020, la production de l’énergie électrique a rebondi de 6,5% l’année dernière. Une croissance qui tient compte de l’amélioration de la production privée de 5,3%, de celle de l’ONEE de 11,9% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 5,2%, rapporte la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa dernière note de conjoncture. Par rapport à son niveau d’avant-crise, la production de l’énergie électrique a augmenté de 2,3%.
• Accord prévu entre le gouvernement et les syndicats de la santé. Alors que le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch s’apprête à tenir le premier round du dialogue social ce jeudi, les choses commencent à prendre une tournure plutôt positive dans certains secteurs. Ainsi, après le secteur de l’enseignement, c’est au tour de celui de la santé de voir se concrétiser un accord portant sur plusieurs revendications, longtemps réclamées par les professionnels. Le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, accompagné du ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé du budget, Fouzi Lakjaâ, viennent de parapher conjointement avec les syndicats de la santé un procès de réunion censé déboucher sur un accord concret après sa signature devant le Chef du gouvernement, prévue ce jeudi 24 février
L’Economiste
• Immobilier résidentiel: le timing reste idéal pour les acquéreurs. Les ménages ayant reporté leurs projets immobiliers à 2021 ont visé juste. Les vendeurs ont consenti une baisse des prix bien plus importante qu’en 2020. L’indice des prix des actifs immobiliers calculé par Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC s’est déprécié de 3,2% dont une baisse de 4% sur le marché résidentiel. Dans la plupart des villes, les prix ont nettement reculé dont une décrue de 4,2% à Casablanca et de plus de 3% à Rabat, Marrakech et Tanger. Pour financer leurs logements, les acquéreurs ont mobilisé des capitaux à un taux d’intérêt moyen en baisse de 15 points de base à 4,27%. Il s’affichait même à 4,24% sur les deux derniers trimestres.
• Le casse-tête de la compensation. Voilà un poste budgétaire à surveiller de près: la compensation. Avec la flambée des cours en particulier ceux du gaz et du blé, il sera de plus en plus sollicité. A fin janvier, les dépenses de la compensation ont atteint 5,4 milliards de DH, ce qui correspond à un taux de réalisation de 31,7%, selon les données de la Trésorerie générale du Royaume. A ce rythme et en cas de poursuite des hausses, le budget consacré à la subvention des produits de base pourrait être facilement dépassé. Dans ce cas, le gouvernement pourrait activer l’article 19 de la loi de finances 2022, qui l’autorise à ouvrir en cours d’année, par décrets, des crédits supplémentaires. Cette flambée des cours en particulier celle du gaz butane risque de retarder la réforme de la compensation.
Libération
• Le Maroc dans le top 10 des meilleurs pays où passer sa retraite. Le Maroc figure dans le top 10 des meilleurs pays où passer sa retraite, selon le Palmarès 2022 des Paradis de retraite à l’étranger du site français Retraites Sans Frontières. Le Maroc est plébiscité 4ème meilleure destination pour les retraités français en raison de plusieurs arguments, notamment sa proximité avec la France, le faible coût de la vie, la langue française largement pratiquée, la légendaire hospitalité des Marocains, sa fiscalité très avantageuse, son climat méditerranéen avec des hivers doux, ou encore la richesse de son patrimoine culturel et architectural.
• Le CRI-TTA publie son 1er Guide du financement d’entreprise. Le Centre régional d’investissement de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (CRI-TTA) vient de publier la 1ère édition de son Guide du financement d’entreprise de la région, en vue de renforcer la communication autour des différents programmes d’appui pour les investisseurs et porteurs de projets. Ce guide, premier en son genre au niveau régional, se veut un dispositif d’information qui regroupe les outils, les mécanismes et les offres d’appuis financiers, afin de mieux éclairer l’entrepreneur sur les différents modes de financement destinés aux entreprises de la région. Il vise également à regrouper et consolider, dans un seul document, les différents modes de financement existants dans la région et contribuer à répondre à la problématique d’accès au financement au niveau de la région.
Al Bayane
• Le PPS appelle à des mesures pour freiner la détérioration de la situation sociale et économique. Le bureau politique du PPS s’est arrêté, lors de sa réunion du mardi, sur la situation économique et sociale délicate que le Maroc traverse, en rapport avec la hausse des prix, en particulier ceux des carburants et des produits alimentaires et avec la sécheresse, ses graves répercussions et ses effets négatifs sur la vie quotidienne de l’ensemble des citoyennes et des citoyens. Il a estimé que la situation inquiétante que notre pays traverse requiert aujourd’hui l’adoption par le gouvernement d’une approche fondée sur l’innovation, la créativité et l’audace politique et qui repose sur un plan d’urgence efficace et ciblé pour la relance économique et sociale. Il a d’autre part souligné que la question de l’eau revêt un aspect stratégique et vital et ne doit souffrir aucun nouveau retard dans son traitement.
• Le gouvernement œuvre pour répondre aux attentes des citoyens (Akhannouch). Le président du RNI Aziz Akhannouch a indiqué que le gouvernement déploie des efforts importants pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, en subventionnant nombre de biens et services de base, dont les prix ont fortement augmenté sur le marché international. Akhannouch, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion mensuelle des leaders de la coalition de la majorité gouvernementale qu’il préside, a souligné que, malgré le contexte international difficile imposé par la pandémie de Covid-19 et la hausse des prix du pétrole et d’autres matières premières, le gouvernement alloue des subventions annuelles de 17 milliards de dirhams pour le gaz butane et 14 milliards de dirhams pour l’électricité, 600 millions de dirhams par mois pour subventionner la farine de blé et 3 milliards de dirhams par an pour le sucre.
Al Massae
• Les médecins libéraux réclament une augmentation de la tarification de l’examen. Six organisations syndicales et professionnelles de médecins du secteur privé ont appelé à une révision de la tarification nationale de référence, soulignant que les citoyens paient plus de 54 % des dépenses des soins de leur poche. L’accord sur la tarification signé en 2006, qui normalement doit être révisé tous les 3 ans, est resté tel qu’il est depuis sa signature, malgré les mutations que notre pays a connues durant toutes ces années et leur impact sur le pouvoir d’achat que la pandémie de coronavirus a encore affaibli. Le gouvernement précédent avait approuvé une augmentation de la tarification de référence, mais elle est restée gelée faute de décrets d’application, malgré un accord passé entre le Syndicat national des médecins du secteur libéral et la CNSS visant à revoir les tarifs de plusieurs traitements et interventions médicales.
Al Alam
• Sahara marocain: Malte salue les efforts déployés par le Royaume afin de parvenir à une solution. La République de Malte a salué mardi les efforts déployés par le Royaume du Maroc afin de parvenir à une solution mutuellement acceptable au conflit régional autour du Sahara marocain. « Nous apprécions votre soutien au Conseil de sécurité et, encore une fois, nous serons décidément une voix pour la médiation, la négociation et la paix », a affirmé le ministre des Affaires étrangères et européennes de Malte, Evarist Bartolo, lors d’un point de presse à l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Cette entrevue a été l’occasion d’exposer les derniers développements de la question de l’intégrité territoriale du Royaume et les efforts entrepris par le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour parvenir à une solution définitive à ce conflit régional.
Al Ittihad Al Ichtiraki
• Banques: Le besoin en liquidité s’atténue à 62,9 MMDH en janvier. Le besoin en liquidité des banques a poursuivi son atténuation pour se situer, en moyenne hebdomadaire, à 62,9 milliards de dirhams (MMDH) en janvier 2022, après 64,8 MMDH un mois auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib (BAM) a réduit le volume de ses injections de liquidité qui s’est établi en moyenne hebdomadaire à 74,9 MMDH, après 82,8 MMDH en décembre 2021, indique la DEPF dans sa note de conjoncture de janvier 2022. Les interventions de la Banque Centrale ont porté, essentiellement, sur les avances à 7 jours sur appels d’offre (32,3 MMDH), les opérations de pensions livrées (22,7 MMDH) et les prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME (19,9 MMDH).
Al Ahdath Al Maghribia
• Entretiens maroco-émiratis sur les moyens de renforcer les relations parlementaires. Le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, s’est entretenu, mardi à Rabat, avec l’ambassadeur de l’État des Émirats Arabes Unis au Maroc, Al-Asri Saeed Ahmed Al Dhaheri, des moyens de renforcer les relations parlementaires aux niveaux bilatéral et multilatéral. Au cours de cette rencontre, le diplomate émirati a félicité M. Talbi El Alami pour son élection à la présidence de la Chambre des représentants, saluant les relations historiques profondes et fraternelles et qui ne cessent de se renforcer unissant les dirigeants des deux pays ainsi que les deux peuples frères, indique un communiqué de la Première Chambre. Il a aussi remercié le Royaume du Maroc pour son appui indéfectible aux Émirats Arabes Unis et pour les positions nobles de Rabat.
Bayane Al Yaoum
• Des perspectives plus prometteuses pour le tourisme. La Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des finances, met en avant des perspectives plus prometteuses pour le secteur du tourisme au Maroc. « Avec l’annonce du plan d’urgence adopté et la réouverture des frontières nationales à partir du 7 février 2022, les perspectives de ce secteur s’annoncent plus prometteuses », indique la DEPF dans sa note de conjoncture de février 2022. En effet, plusieurs compagnies aériennes ont repris, depuis, leur activité de et vers le Royaume, fait savoir la même source, précisant que le nombre de vols internationaux enregistré dans les aéroports nationaux s’est élevé à 1.654 vols lors de la première semaine de reprise (du 7 au 13 février). La DEPF fait également état d’un engouement particulier du marché français qui représente 28% des réservations des nuitées des étrangers.
Assahra Al Maghribia
• ONMT: cap sur les marchés germanophones. Le directeur général de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), Adel El Fakir, s’est entretenu, mardi à Marrakech, avec le CEO de FTI Group, Ralph Schiller, dans le cadre de la démarche de réactivation des marchés internationaux entamée par l’ONMT notamment via les Tour-Opérateurs de référence. Acteur de distribution majeur sur les marchés germanophones, FTI est l’un des TO qui offre le plus de potentiel pour le Maroc sur les prochaines années, notamment sur le marché allemand. Les marchés germanophones sont considérés comme des marchés à forte valeur ajoutée, avec une durée moyenne de séjour plus longue, un panier client important et des préférences pour des séjours variés, comme les circuits et les road trips.