Revue de presse de ce mardi 5 mars 2024

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi 5 mars 2024

L’Opinion

• Organisé à Paris du 24 Février au 03 mars, le Salon International de l’Agriculture (SIA) a accueilli le pavillon marocain, dans un contexte où les produits agricoles en provenance du Royaume cristallisent la colère des agriculteurs européens. Pas moins de 30 groupements de coopératives ont fait le déplacement à l’Hexagone pour exposer une palette riche et diverse d’une centaine de produits du terroir marocain provenant des 12 régions du Royaume. Argan, Safran, dattes, plantes aromatiques et médicinales… les produits nationaux ont fait bonne figure et les stands ont écoulé la majorité de leurs marchandises, malgré la campagne anti « Made in Maroc » engagée par les agriculteurs français. “Les producteurs sont très contents de cette opportunité grâce à laquelle ils ont pu vendre tous leurs produits, tout en allant à la rencontre d’un autre marché, français et international, avec de nouveaux clients”, a déclaré au journal Maria Mouline, représentante de l’Agence pour le Développement Agricole.

• Alors que la réforme de l’Éducation va bon train, le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Chakib Benmoussa, vient de dévoiler une série de nouvelles mesures visant à redonner à l’école publique ses lettres de noblesse. Face aux salles de classes qui débordent et dans lesquelles la qualité de l’enseignement vacille tandis que le numérique tarde à se faire une place, Benmoussa a dépeint l’image d’une école renouvelée qui agit sur trois composantes : l’élève, l’établissement et l’enseignant. Tels sont d’ailleurs les trois piliers d’action de la feuille de route 2022-2026, qui porte l’ambition de transformer en profondeur le système éducatif national et regagner la confiance des citoyens en l’école publique.

• Selon le dernier classement de l’Indice mondial du soft power de 2024 établi par Brand Finance, le Maroc s’est hissé à la 50ème place, un bond remarquable depuis sa précédente position à la 55ème place. Cette montée en puissance confirme le statut du Maroc en tant que leader régional incontesté, se classant également au troisième rang en Afrique. L’indice mondial du soft power, établi par le cabinet de conseil britannique Brand Finance, analyse les pays selon leur capacité à influencer au-delà des frontières économiques et militaires. L’évaluation, basée sur huit critères clés, allant des affaires et du commerce à l’avenir durable, vise à mesurer la capacité d’un pays à façonner les récits mondiaux et à influencer les perceptions à travers les 193 États membres des Nations Unies.

• La Cour des comptes a rendu public, mercredi, son rapport sur l’audit des comptes des partis politiques au titre de l’année 2022, et ce dans le cadre des missions et compétences qui lui sont dévolues en vertu de la Constitution, la loi organique relative aux partis politiques et la loi formant code des juridictions financières. Si la première partie de ce document, relative à l’audit des comptes des partis politiques et à la vérification de la sincérité de leurs dépenses au titre du soutien public de l’année 2022, semble n’avoir pas fait de remous, la partie relative au soutien annuel supplémentaire, elle, fait débat. Parmi les cinq partis politiques épinglés pour leurs dépenses relatives aux études, missions et recherches, deux ont réagi aux remarques formulées dans le dernier rapport de la haute juridiction financière. Le PAM et le PJD ont ainsi tenu à communiquer sur ces dépenses. Pour l’USFP, la controverse née du rapport de la Cour n’a pas lieu d’être. Quant au PPS (et le PJD dans une moindre mesure), il considère que ce sont les modalités d’utilisation de ce soutien qu’il faut revoir, puisqu’elles «favoriseraient» des pratiques malsaines.

• Les Marocains sont depuis plus d’un mois soulagés de constater une baisse significative des prix des fruits et légumes. Mais à la veille du Ramadan, les craintes reprennent le dessus et les inquiétudes sur la disponibilité et les prix des produits les plus consommés pendant ce mois reviennent. La sécheresse, la spéculation et la multiplicité des intermédiaires sont autant d’éléments qui font grimper les prix des fruits et légumes. Mais durant les mois de janvier et février, les fruits et légumes étaient disponibles en grandes quantités dans les marchés et à des prix abordables, ce qui a même surpris les consommateurs et les professionnels. Toutefois, cette tendance va être éphémère. Passée cette euphorie, les prix devraient repartir à la hausse dans les 2 mois qui viennent, assure le président de la Comader, Rachid Benali.

• Le Royaume du Maroc et le secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont signé, dimanche à Riyad, un mémorandum d’entente de coopération dans le domaine culturel, en marge de la réunion tenue entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et Leurs Altesses et Excellences les ministres des Affaires étrangères des pays membres du CCG. Ce mémorandum d’entente, signé par Bourita et le secrétaire général du CCG, Jassem Mohamed Albudaiwi, procède de la volonté commune de raffermir les liens de fraternité et de coopération fructueuse entre les deux parties et de développer, en particulier, la coopération dans les domaines culturel et civilisationnel. Le document vient également concrétiser les points dont les deux parties avaient convenu lors de leur réunion conjointe du 7 novembre 2012 à Manama, concernant les plans d’action communs.

Libération

• Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a fustigé ceux qui tentent de pêcher en eaux troubles et cherchent à détourner l’attention de l’opinion publique de la motion de censure via de fausses accusations et l’acharnement médiatique. Lors de la séance d’ouverture des travaux du Congrès provincial USFP/Sidi Bernoussi- Sidi Moumen tenu dimanche dernier à Casablanca, le dirigeant ittihadi a balayé d’un revers de main diverses manœuvres visant à dévaloriser le rôle des partis politiques ou à faire diversion sur la motion de censure en diffusant de fausses accusations, tout en affirmant sa bonne foi quant à l’Etat de droit et que la loi est au-dessus de tout. «A toute tentative de pêcher en eaux troubles, nous répliquons en affirmant que nous sommes dans un Etat de droit et qu’il n’y a pas de crime sans un texte de loi», a précisé Driss Lachguar.

• Le dirham s’est déprécié de 0,27% face au dollar américain et de 0,38% vis-à-vis de l’euro entre le 22 et le 28 février, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Au cours de cette période, aucune opération d’adjudication n’a été réalisée sur le marché des changes, indique BAM dans son bulletin hebdomadaire. Au 23 février, les avoirs officiels de réserve se sont établis à 358,2 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 0,1% d’une semaine à l’autre et de 7,6% en glissement annuel.

L’Economiste

• Le Maroc hausse le ton. Il ne tolère plus les attaques contre les marchandises agricoles de fruits et légumes marocains destinées au marché européen. Après les paroles, place à l’action. La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) a décidé de porter l’affaire en justice en Espagne. «Nous avons désigné deux avocats pour déposer une plainte au tribunal de Madrid pour destruction de biens et de marchandises marocains ainsi que pour blocage de la circulation des camions transportant les produits marocains», indique Rachid Benali, président de la Comader. Ces actes de vandalisme remontent au 27 février dernier en Catalogne. Plusieurs camions ont été saccagés. Tomates, haricots verts…ont été renversés sur la route. Des actions de destruction des produits marocains ont aussi eu lieu en janvier dernier. L’objectif de la plainte va bien au-delà du paiement des pertes financières. «Notre action en justice vise à réhabiliter l’image écornée de nos marchandises qui ont été accusées de tous les maux”, souligne Benali.

• La 9e édition des Rencontres de l’efficacité énergétique se tient aujourd’hui à Casablanca. C’est l’occasion qu’a choisie la Société d’ingénierie énergétique (SIE) pour dévoiler ses nouvelles armes. Elles sont destinées à soutenir les acteurs économiques dans l’objectif d’impulser la dynamique du marché de l’efficacité énergétique, et donc d’observer l’amorce de la réduction de la consommation énergétique nationale, comme celle de la décarbonation. Ce nouveau dispositif est notamment composé de cinq briques déployées pour la première fois sur le marché marocain. Il s’agit, premièrement, d’un nouveau concept de contrat d’assurance. Il couvre le risque de maintien de la performance énergétique atteinte par les ESCO (Sociétés de services énergétiques) pendant la période de remboursement des crédits, sachant que la base du remboursement est bien l’économie d’énergie.

• Contrer les comportements opportunistes et encourager les travailleurs indépendants à régler leurs cotisations CNSS de manière régulière. Pour cela, des amendements sont introduits au niveau de la loi 98- 15 relative au régime de l’assurance maladie de base pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité libérale. Ces modifications, récemment publiées au Bulletin officiel, verrouillent les conditions de l’AMO- TNS. Ainsi pour inciter les travailleurs indépendants à régler leurs cotisations, des sanctions sont prévues. Elles visent ceux qui disparaissent des radars plus de 6 mois consécutifs avant de réapparaître.

Al Bayane

• La Fédération nationale du transport touristique (FNTT-Maroc) hausse le ton et envisage de mener des actions militantes pour « lever l’injustice », apprend-on dans un communiqué rendu public. En fait, l’instance syndicale des professionnels du transport touristique accuse la société de crédit « Vivalis » de faire prévaloir un « égoïsme extrême » et ce sans prendre en considération les intérêts de ses partenaires ou encore du pays. La même source indique que la société « Vivalis s’est départie de tous ses engagements et promesses précédents en appliquant des décisions illégales à leur égard. Pour Mohamed Ba Mansour, président de la FNTT-Maroc «ces décisions vont à l’encontre des orientations de l’Etat», et d’ajouter «de tels agissements vont condamner plusieurs entreprises à la faillite et tuent dans l’œuf toute initiative d’investissement ».

• La grogne des étudiants en médecine est toujours d’actualité. D’ailleurs, de nombreux observateurs laissent planer le spectre de l’année blanche. La grève qui a débuté en septembre, coïncidant ainsi avec le début de l’année universitaire, s’est transformée en grève ouverte depuis le 12 décembre 2023, puis en grève nationale. Les revendications des étudiants grévistes ont été catégoriquement rejetées par le gouvernement qui fait la sourde oreille. Sans grande surprise, La principale revendication est le retour de la durée de la formation à 7 ans, contre 6 actuellement, une décision actée en 2022 par le ministère de l’Enseignement supérieur pour combler le manque de praticiens au Maroc. Cette revendication découle de l’absence de mesures d’accompagnement nécessaires au déploiement de cette réforme et du manque de visibilité sur la sixième année de formation.

Al Massae

• Cette nouvelle escalade intervient après la décision de la fédération nationale du secteur de la santé relevant de l’Union marocaine du Travail (UMT), le syndicat national de la santé relevant de la confédération démocratique du travail (CDT), le syndicat national de la santé publique relevant de la Fédération démocratique du travail, Le Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé, de décréter une grève nationale les 6 et 7 mars, accompagnée de meeting au niveau de provinces et régions le 6 mars. La grève est décrétée en guise de protestation contre la non application du gouvernement des accords et engagements concernant les revendications des personnels de la santé, selon un communiqué du syndicat national de la santé relevant de la confédération démocratique du travail (CDT), incombant toute la responsabilité au gouvernement et à son chef de ce qui peut advenir à cause de son traitement réservé au dialogue social et sa crédibilité, ce qui peut favoriser un climat de tension dans le secteur de la santé.

Al Alam

• Le service militaire offre l’opportunité d’acquérir des compétences de qualité permettant aux jeunes de développer leurs connaissances et capacités personnelles et professionnelles, ce qui facilite leur insertion dans le marché de l’emploi pour contribuer au développement des différents aspects de la vie sociale. Dans ce cadre, il a été procédé, vendredi dernier, au lancement de l’opération de recensement relative au service militaire au titre de l’année 2024 pour prendre fin le 29 avril prochain. A cet effet, la Commission centrale du recensement relatif au service militaire a tenu, dernièrement à Rabat, une réunion consacrée à la définition des critères à adopter pour arrêter les noms des personnes éligibles à accomplir le service militaire au titre de l’année en cours.

Al Ahdat Al Maghribia

• L’envoyé spécial du Premier ministre britannique pour le commerce au Maroc, Rob Butler, a mis en avant jeudi à Rabat le potentiel indéniable de développement des relations commerciales entre les deux pays. « Les échanges commerciaux bilatéraux ont totalisé près de 3,5 milliards de livres sterling l’an dernier. Il s’agit là d’une illustration réelle des opportunités potentielles qui se présentent entre les deux pays », a déclaré Butler à la presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Le Royaume-Uni et le Maroc peuvent développer leurs relations commerciales dans divers secteurs, a-t-il soutenu, précisant que l’énergie verte est un domaine qui offre un « énorme potentiel pour nos deux pays ».

Assahra Almaghribia

• Sous la conduite du Roi Mohammed VI, le Maroc met la culture au coeur de son processus de développement, a affirmé lundi à Abu Dhabi, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. S’exprimant lors du Dialogue ministériel du Sommet de la culture d’Abu Dhabi, dans le cadre d’une séance sur le thème « La culture comme moteur du développement socio-économique », le ministre a souligné l’importance de la culture en tant que vecteur d’épanouissement individuel et social, gisement d’emplois et facteur de cohésion sociale. Bensaid, qui participait à cette rencontre aux côtés de ses homologues de plusieurs pays dont l’Espagne, le Paraguay et le Nigéria et l’île Maurice, a indiqué que le Maroc s’est engagé à promouvoir une société de l’accès à la culture pour tous, en multipliant les espaces et les outils culturels, en réduisant les inégalités d’accès à la culture et en développant les formations aux métiers de la culture.

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