Racisme et violences policières: La France sévèrement critiquée par l’ONU

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L’ONU a examiné la détérioration de la situation des droits de l’Homme en France et a critiqué le pays pour les discriminations raciales et les violences policières systémiques. Les Etats-Unis ont appelé la France à cette occasion à lutter contre le racisme et à enquêter sur les violations des droits de l’Homme.

Le Conseil des droits de l’Homme a sévèrement recadré la France pour les violences extrêmes, inhumaines, et racistes, commises par les policiers contre les citoyens, notamment lors de manifestations.

A plusieurs occasions, des images horribles et difficiles se renouvellent à chaque manifestation en France. Les manifestants se voient attaqués physiquement, réprimés dans une violence inouïe par des membres des forces de l’ordre armés et en groupe.

Les autorités françaises semblent plus soucieuses de protéger les forces de police que les citoyens, attaqués et blessés lors des manifestations organisées contre le pouvoir en France.

En cause, une loi sur la retraite largement refusée passée de force par le gouvernement français, creusant encore plus la distance entre les Français et le président Emmanuel Macron dont la popularité est au plus bas depuis sa réélection difficile pour un deuxième quinquennat.

Un récent éditorial sur Le Monde a comparé le président français à « un monarque assiégé par la colère populaire ». La France qui était un exemple de démocratie penche désormais vers un Etat autoritaire qui ne respecte pas les droits de l’homme.

Les pays demandent des comptes à la France

Profilage racial par les forces de l’ordre, discrimination raciale raciale, l’ONU a dressé une longue liste de manquements aux droits de l’homme commis par les autorités françaises. Plusieurs pays ont appelé la France à respecter les droits humains et à lutter contre racisme et les droits des migrants.

« Nous recommandons à la France d’intensifier ses efforts pour lutter contre les crimes et les menaces de violence motivés par la haine religieuse telle que l’antisémitisme et la haine antimusulmane », a déclaré la représentante américaine, Kelly Billingsley.

« Il y a une augmentation du racisme et de la xénophobie », a accusé le représentant chinois, qui a appelé la France à cesser de prendre « des mesures qui violent les droits des migrants ».

Les délits de faciès, concernant les « arabes » et « musulmans », devenus la cible de contrôles policiers musclés dans les quartiers et espaces publics, un racisme systémique violent a été dénoncé par les délégations aux Nations Unies.

Le Brésil et le Japon ont critiqué « le profilage racial par les forces de sécurité » et l’Afrique du Sud a appelé les autorités françaises « à prendre des mesures pour garantir des enquêtes impartiales par des organes extérieurs à la police dans tous les cas d’incidents racistes impliquant des policiers ».

Les violences et bavures policières lors d’opérations de maintien de l’ordre ont également été soulignées par plusieurs délégations comme la Suède, la Norvège et le Danemark par exemple.

Le Liechtenstein a réclamé une enquête indépendante sur ces excès, le Luxembourg a demandé pour sa part à ce que la France « repense sa politique en matière de maintien de l’ordre tandis que la Malaisie a réclamé que les responsables “soient punis”.

De nombreuses recommandations ont été faites à la France pour sortir de cette impasse autoritaire, parmi lesquelles on retrouve des demandes express d’intensifier la lutte contre “la discrimination raciale et la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme et les discours de haine”.

Les Etats-Unis ont recommandé à la France d’ » empêcher un usage excessif de la force par les forces de l’ordre lors des manifestations ».

Washington qui a recommandé à la France de former régulièrement les forces de l’ordre à la « gestion des manifestations » a aussi appelé à « enquêter sur les violations présumées commises par ces forces de l’ordre ».

Par ailleurs, les Etats-Unis ont recommandé à la France de ratifier la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et membres de leur famille et de garantir leurs droits.

L’agence de presse française au service du gouvernement

Mais toutes ces informations et ces appels au niveau des organisations internationales ont été minimisés par l’agence de presse officielle française (AFP) pour redorer l’image du président Emmanuel Macron.

L’agence de presse française adopte, à contrario, une ligne éditoriale anti-Maroc qui illustre très bien la manipulation de l’information pour grossir le fait.

Par exemple, des manifestations des plus normales organisées au Maroc par les syndicalistes pour le 1er mai ont été catégorisées par l’AFP dans la rubrique « guerres et conflits », alors qu’une manifestation similaire en France a été inscrite sur la rubrique « société civile et vie associative » alors que la deuxième a été marquée par un chaos digne d’une guerre civile.

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