23.000 immigrés algériens sont arrivés en Espagne en 2022

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La route entre l’Algérie et l’Espagne demeure la plus importante en termes de flux migratoires, avec des milliers de victimes et de disparus chaque année comme le confirment les données officielles du ministère espagnol de l’Intérieur.

Au cours de l’année écoulée, environ 23.000 immigrés clandestins algériens sont arrivés sur le territoire national. Un chiffre énorme qui reflète l’afflux massif et continu d’immigrants en provenance d’Algérie, dont la majorité sont des jeunes fuyant les conditions sociales et économiques désastreuses du pays.

Rien qu’au niveau de l’île de Majorque, 2.637 immigrés (majoritairement d’origine algérienne et comprenant, parfois, une famille avec leur enfant) sont arrivés à bord des 176 bateaux qui ont débarqué sur les rives de l’archipel.

En outre, environ 2.340 migrants sont arrivés au port de Motril, venus d’Algérie à travers la mer Méditerranée avant de se rendre à Valence, pour déterminer un itinéraire final pour le voyage, qui est souvent la France, l’Allemagne ou la Belgique, dans le but de se rejoindre la famille ou les amis.

Les données du ministère espagnol de l’Intérieur ont indiqué que la rupture du contact diplomatique avec l’Algérie a contribué à l’absence d’une vision claire concernant le flux de migrants, en plus du fait que les autorités algériennes n’ont fourni aucune donnée sur le nombre de réseaux de passeurs qui ont été démantelés depuis le début de l’année dernière.

Les experts espagnols s’attendent à ce que l’été prochain connaisse une grande vague de flux d’immigrants, en particulier en provenance d’Algérie, qui assiste à une arrivée massive de petits bateaux vers les îles espagnoles.

En juin, les syndicats de police ont mis en garde contre un « été chaud », compte tenu de la possibilité d’une pression migratoire accrue de l’Algérie en représailles à l’abandon par le gouvernement espagnol de sa position neutre sur l’avenir du Sahara marocain.

La Fédération de police a dénoncé le manque de protocoles, de personnel, de moyens matériels et d’installations pour faire face à la nouvelle vague migratoire, en particulier dans les îles Baléares et les points de la côte orientale de l’Andalousie, Murcie et Alicante, qui représentent de nouveaux débouchés pour les flux migratoires.

Chema Alonso, commandant de la Brigade de l’immigration et des frontières de la police nationale, qui a fait allusion à une augmentation des migrants passant par l’Algérie, a déclaré que l’Algérie est devenue une source de départ pour un certain nombre d’immigrants de différentes nationalités arabes.

Le même responsable de la sécurité a spécifiquement fait référence à des personnes originaires de Guinée Conakry, du Mali et de Côte d’Ivoire, ainsi qu’à des Tunisiens. Une situation qui devient de plus en plus compliquée, a-t-il confirmé, et qui s’est vue exacerbée par la fermeture de la frontière avec l’Algérie.

Ce flux migratoire important en provenance de l’Algérie poursuit le responsable sécuritaire, « nous obligent à continuer à travailler et à coopérer dans l’espace international et avec les pays sortant de cette migration pour tenter d’empêcher ces personnes de se jeter à la mer, au péril de leur vie ».

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