Suite à la polémique autour de l’examen écrit d’accès à la profession d’avocat qui a touché le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, l’Association des Barreaux du Maroc (ABM) est enfin sortie de son silence en dénonçant plusieurs points. On remarque que ceux qui étaient il n’y a pas si longtemps en bras de fer avec le ministre, semblent à présent se ranger de son côté…
Réuni en urgence vendredi, le bureau de l’Association des Barreaux du Maroc s’est arrêté sur les nombreuses réactions qui ont suivi l’annonce des résultats de l’examen écrit d’aptitude à l’exercice de la profession d’avocat (session du 4 décembre).
Dans un communiqué, qui semble se positionner du côté du protagoniste de cette polémique, Abdellatif Ouahbi, et non celui des « victimes« , l’ABM a d’abord dénoncé et refusé « de profiter de l’examen d’aptitude à l’exercice de la profession d’avocat, pour relancer la campagne de ciblage de la profession d’avocat et la poursuite des accusations gratuites contre les institutions professionnelles tout en remettant en cause de leur crédibilité « .
La même association a affirmé que l’accès à la profession d’avocat, quoi qu’elle soit une profession libre, « est réglementé par la loi et est soumis à un contrôle institutionnel conformément à des conditions légales et réalistes qui garantissent la mise à disposition des conditions nécessaires pour que les arrivés qui passent la période de formation dans des conditions qui les qualifient pour s’immerger dans les principes et les valeurs fondamentales d’exercice du métier « .
Ainsi, l’ABM a dénoncé les » réactions injustifiées qui dépassent les limites du droit légitime de manifester, et s’écartent des voies légales et administratives possibles, pour nuire, abuser et diffamer les candidats(e) ayant réussi et leurs familles, ainsi que les institutions concernées et encadrant l’examen ».
In fine, l’Association a appelé l’ensemble des avocats au respect des normes et traditions légales, et de préserver l’esprit de vigilance professionnelle face aux campagnes malveillantes ciblant la profession, en les incitant à se rassembler autour de leurs institutions professionnelles.
Après la publication de ce communiqué par l’ABM, signé par son président Abdelouahed El Ansari, les réactions n’ont pas tardé.
Omar Hiyani, conseiller municipal à Rabat de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), a rappelé qu’une partie de la « famille » du président de l’ABM, figure sur la liste des candidats admis à l’examen écrit d’aptitude à l’exercice de la profession d’avocat, notamment son fils, sa fille et un proche qui porte le même nom de famille.

Entre temps, les fameuses explications du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, au sujet de cette polémique, annoncées par le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, se font toujours attendre …