Algérie-Maroc: Le dernier appel à la guerre d’Abdelmadjid Tebboune

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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé sur la situation entre l’Algérie et le Maroc dans interview lunaire à une chaine étrangère. En parlant du royaume, le chef d’Etat algérien a déclaré que les relations entre les deux pays ont atteint un point de non retour.

Dans une interview accordée à une journaliste algérienne, Abdelmadjid Tebboune est revenu sur les relations extérieures de son pays et a naturellement parlé de son voisin, le Maroc.

Les relations avec le Maroc sont arrivées à un point de non retour, a déclaré le président algérien, en ajoutant que la position de son pays n’est qu’une « réaction », sous-entendant que ce serait le Maroc qui l’aurait provoquée.

S’il est communément impensable de voir un pays oser parler de situation de « non retour » avec un autre pays, il est encore plus inimaginable d’entendre cela lorsqu’il s’agit de deux pays voisins, géographiquement collés l’un à l’autre.

Ce qu’il faut comprendre de sa déclaration c’est que l’Algérie est en position de guerre et qu’elle veut la déclencher. Depuis l’annonce de la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec le Maroc, plusieurs pays ont tenté la médiation comme l’Arabie Saoudite, et même la Ligue arabe. Toutes ces initiatives ont été rejetées en bloc par Alger, ne voulant manifestement pas régler son différend avec Rabat.

Le budget militaire colossal adopté pour 2023 est la preuve ultime de cette intention belliqueuse alors que l’Algérie est, de base, aux côtés de l’Egypte, le pays le plus armé d’Afrique.

Depuis 2021, les déclarations de guerre de la part de l’Algérie vis à vis du Maroc se multiplient: rupture des relations diplomatiques, ordre de suspension de relations commerciales pour les opérateurs privés, fermeture du gazoduc GME, attaques verbales décomplexées d’officiels algériens, accusations diverses infondées comme les incendies en Kabylie, exercices militaires aux frontières…

A chaque fois poussant le bouchon plus loin pour provoquer une réaction du Maroc, l’Algérie continue dans ses agressions à différents niveaux, allant jusqu’à les répercuter au niveau sportif.

De l’autre côté des frontières, au Maroc, on observe en silence cette recrudescence des tensions et du langage guerrier, accompagné de mesures palpables de la haine institutionnalisée vis à vis du royaume.

Les observateurs internationaux et la communauté internationale sont témoins de cette stratégie militaire algérienne qui agresse le Maroc sans aucune raison, tout en essayant de se positionner comme la victime. La situation a tout l’air d’être une fiction tellement l’Algérie est l’agresseur et pense faire croire qu’elle est l’agressé.

Le seul reproche que l’Algérie adresse au Maroc c’est le rétablissement de ses relations avec l’Etat d’Israël, estimant que le Maroc a « ramené l’entité sioniste à ses portes » comme l’ont souligné les officiels et spécialistes algériens. Sauf que l’Algérie reproche au Maroc, l’Algérie le fait depuis des lustres avec la Russie, de plus, chaque pays est en droit de créer des alliances militaires avec les pays qu’elle souhaite sans que cela n’implique un autre Etat. Il s’agit là de décisions souveraines et il n’y a aucun compte à rendre à quiconque à ce sujet.

Par ailleurs, l’Algérie adopte une position étonnante de non-sens et de contradictions en condamnant le Maroc pour avoir officialisé ses relations diplomatiques avec Israël alors qu’elle n’ose pas faire la même chose avec d’autres pays arabes et musulmans, avec à leur tête l’Egypte et la Jordanie qui ont normalisé leurs relations avec Tel Aviv depuis de nombreuses années.

Dans le même sillage, l’Algérie n’a pas commenté ou condamné les autres pays arabes, comme les Emirats arabes unis, ou encore Qatar et Bahreïn pour avoir normalisé avec Israël. Elle ne s’en prend qu’au Maroc. Etonnant aussi, surtout que plusieurs autres pays ont des relations avec Israël sans l’avouer publiquement. Le Maroc lui, ne les a pas cachées et a eu le courage et l’honnêteté de les déclarer.

Le président algérien s’est gardé d’expliquer les raisons qui poussent son pays à adopter une position aussi hostile au Maroc, et quelles étaient les actions menées par Rabat qui ont engendré de telles réactions de la part de l’Algérie. Il a également évité d’expliquer pourquoi l’Algérie refuse la médiation et pourquoi elle n’a pas tenté de prendre contact avec les autorités marocaines pour s’expliquer sur les contentieux entre les deux pays avant d’aller vers la rupture des relations diplomatiques et cette escalade à sens unique.

C’est une situation cocasse à tous les niveaux et la version de l’Algérie qui prétend qu’elle ne fait que « réagir » ne tient pas la route, puisqu’Alger a systématiquement refusé toutes les mains tendues par le Roi Mohammed VI dans ses discours, toutes les paroles de fraternité et de bonnes volontés exprimées à maintes reprises.

Le Maroc a en effet invité plus d’une fois l’Algérie à s’assoir autour d’une table pour discuter des points qui empoisonnent les relations pour essayer de les corriger, sans qu’il n’y ait aucune réaction de la part des autorités algériennes.

Dans ce contexte, il parait très difficile de croire que le problème viendrait du Maroc mais qu’en réalité l’Algérie adopte une logique guerrière et cherche volontairement à provoquer les premières escarmouches entre les deux pays pour prendre le rôle de la victime plus tard.

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