Les milieux séparatistes du polisario ne ratent pas une occasion pour parler du Maroc et de sujets qui ne les concernent pas, comme la réunion de Haut niveau entre le Maroc et l’Espagne qui se tient les 1er et 2 février à Rabat. Une fois de plus, avec la complaisance d’une certaine presse espagnole, les séparatistes se sont ridiculisés par leurs mensonges en voulant se donner une légitimité dans des discussions purement bilatérales.
L’agence de presse espagnole Europa Press a donné une tribune à l’un des représentants du groupe séparatiste établi en Espagne. Comme de nombreux membres du polisario, ce délégué de la milice séparatiste, Abdulah Arabi, a trouvé domicile en Espagne où il vit dans le faste, d’aides espagnoles et algériennes. Une vie qu’il n’est résolument pas prêt de laisser tomber pour la simple raison que sa mission est de retarder le règlement de la question du Sahara en s’accrochant à la thèse dépassée et impraticable du référendum.
Au moment où se tient la réunion de haut niveau entre le Maroc et l’Espagne qui réunit plusieurs ministres et hauts responsables des deux pays, l’agence espagnole écrit : Arabi craint que des questions touchant à des questions « souveraines » liées au Sahara occidental.
Sauf que le Sahara occidental qu’il cite fait pleinement partie du territoire marocain, et est administré par le Maroc, ainsi, la seule souveraineté qui existe est celle du Maroc. Un mouvement séparatiste qui n’est pas un État ne peut clamer de souveraineté sur un territoire qui ne lui appartient pas et dans lequel il ne vit pas, puisque le réel territoire qu’il administre s’appelle Tindouf et se trouve en Algérie.
S’attaquant au Maroc, qui en principe doit négocier des accords avec la partie espagnole, entre deux Etats indépendants et souverains sur leur territoire, le représentant du polisario a déclaré que Rabat essaierait de « subordonner » tout ce qui est signé à ses intérêts politiques.
Parlant trop vite, le délégué du groupe séparatiste armé est allé plus loin, en affirmant que le Maroc devrait essayer de faire du « chantage » à l’Espagne et l’annoncer avec une rencontre entre le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et le Roi Mohammed VI.
Le Maroc « s’en sert généralement pour mettre la cerise sur le gâteau » à ce type de forum, « en fonction de ce qu’il veut réaliser », a-t-il lancé, sauf qu’une fois de plus, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que son mensonge soit dévoilé puisqu’il n’y a pas eu de rencontre entre les deux hommes, mais un appel téléphonique et une invitation pour plus tard.
Europa press a ajouté que le membre de la milice séparatiste sahraouie a une fois de plus exhorté Pedro Sanchez à récupérer « la position traditionnelle de l’Espagne en tant que puissance administrante » du Sahara.
Un appel loufoque et illogique venant de la part d’un supposé Sahraoui parce que les vrais Sahraouis ont combattu l’occupation espagnole pour libérer le Sahara afin qu’il puisse redevenir marocain. Jamais un Sahraoui ne voudrait que l’Espagne redevienne la puissance administrante du Sahara, sauf s’il s’agit d’un traitre du polisario qui agit pour les agendas algériens et d’une partie des politiques espagnoles nostalgiques du passé colonial de l’Espagne.
Dernier mensonge énoncé dans la dépêche d’Europa presse, la qualification de « non-respect » des résolutions des Nations unies, lorsque l’Espagne a affirmé en mars 2022 que le plan d’autonomie du Sahara est l’option la plus sérieuse, la plus réaliste, la plus crédible, pour mettre un terme à ce dossier.
Abdulah Arabi ne manque pas d’arrogance pour manipuler les faits et les utiliser pour son narratif, puisque le polisario a lui-même rejeté les dernières résolutions des Nations Unies, et ces résolutions soulignent elles aussi, avec les mêmes adjectifs utilisés par l’Espagne, que le plan d’autonomie du Sahara est une option sérieuse, réaliste et crédible.