Sahara: Le retour des Sahraouis de Tindouf doit faire l’objet d’une « stratégie à long terme »

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Les autorités marocaines doivent dès à présent penser à mettre en place un plan de retour des Sahraouis des camps de Tindouf. Un retour ordonné permettra de consolider les efforts de développement dans les provinces du Sud.

La question inéluctable du retour des populations sahraouis retenues en Algérie dans les camps de Tindouf devra faire l’objet d’une stratégie nationale pour organiser leur réintégration à la vie au Maroc après des décennies de vécues dans des conditions difficiles et sous la pression d’un mouvement séparatiste et plusieurs générations d’habitants des camps de Tindouf, ne connaissant rien au Maroc.

Alors que les provinces du sud ont connu un développement et des transformations importantes ces dernières années, le travail pour poser les conditions du retour des populations de Tindouf devrait continuer.

 

Les autorités marocaines doivent dès à présent penser à mettre en place un plan de retour des Sahraouis des camps de Tindouf. Un retour ordonné permettra de consolider les efforts de développement dans les provinces du Sud.

La question inéluctable du retour des populations sahraouis retenues en Algérie dans les camps de Tindouf devra faire l’objet d’une stratégie nationale pour organiser leur réintégration à la vie au Maroc après des décennies de vécues dans des conditions difficiles et sous la pression d’un mouvement séparatiste et plusieurs générations d’habitants des camps de Tindouf, ne connaissant rien au Maroc.

Alors que les provinces du sud ont connu un développement et des transformations importantes ces dernières années, le travail pour poser les conditions du retour des populations de Tindouf devrait continuer.

 

Dans ce contexte, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami, invité lors d’une journée d’étude organisée par le groupe des députés de l’USFP (socialistes), placée sous le thème : « Les développements de la cause nationale et les efforts de la diplomatie parallèle », a souligné les réalisations multidimensionnelles en matière de développement dans les provinces du Sud et déclaré que «le développement des provinces du sud nécessite une stratégie à long terme et une gestion optimale des ressources».

Il a invité le secteur privé à se joindre à cette dynamique pour la création de richesses et d’opportunités d’emploi à travers la promotion de l’investissement privé.

Le président du CESE a appelé les autorités marocaines à «mettre en place une stratégie proactive pour gérer le retour de la population marocaine des camps de Tindouf», en estimant que le nouveau modèle de développement dédié à ces provinces, qui place l’élément humain au cœur de ses préoccupations, et la réforme du système d’aide sociale pour le rendre plus équitable et plus efficient, favorisera l’intégration de ces populations.

Ahmed Reda Chami a expliqué que lors de l’élaboration du projet du modèle de développement des provinces du Sud, plusieurs objectifs ont été identifiés, dont la mise en place d’un cadre pour un développement humain intégré et durable, la rupture avec la stratégie à court terme et l’adoption des principes de la durabilité.

Selon lui, la création d’opportunités d’emploi privés, de richesses, et la réforme du système d’aide sociale, contribueront grandement à cette dynamique dans les provinces du sud.

Le projet du modèle de développement comprend une vision nouvelle, basée sur l’instauration d’une dynamique économique et sociale indépendante, ainsi que sur la réduction des inégalités et le développement d’une dynamique intégrée dans le plein respect du patrimoine culturel et régional, a déclaré le président du CESE.

Il a ainsi souligné que le Conseil économique, social et environnemental a fixé 4 objectifs sur 10 ans qui consistent à doubler le PIB des régions du Sud et de créer plus de 120.000 nouveaux postes d’emploi à travers la mobilisation de 17 milliards de dollars d’investissements, de réduire de moitié le taux de chômage des jeunes et des femmes, d’associer la population locale à la préservation et à la gestion des ressources naturelles dans ces régions pour en bénéficier de manière durable, et de promouvoir l’attractivité de la région pour l’ériger en pôle africain et renforcer sa connectivité avec le reste des régions du Royaume et à l’échelle internationale.

Au niveau juridique et des droits de l’Homme, la présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Amina Bouayach, a expliqué que le Maroc a volontairement décidé de refléter l’interaction de la volonté de l’Etat à l’égard des différentes dynamiques communautaires et nationales pour assurer les conditions de la transition démocratique, se pencher sur la gestion des droits de l’homme dans l’ensemble des régions, notamment les provinces du Sud, et d’appliquer les bases de la justice transitionnelle en réparant les dégâts, en dévoilant la vérité et en préservant la mémoire, dans le cadre de la consécration de la démocratie.

Elle a rappelé à ce titre le rôle de l’instance qu’elle dirige, qui lui permet, selon le droit, d’avoir des interventions protectionnistes et lui permet de visiter les lieux de privation de liberté, expliquant que le Conseil dernier adopte « la stratégie d’effectivité des droits qui a été approuvée par l’assemblée générale en 2019, en vue d’élargir le domaine des droits et des libertés ».

Et d’ajouter que le Conseil examine automatiquement ou après réclamations, partout au Maroc, conformément à la référence nationale et internationale du domaine juridique et celui de la défense des droits de l’homme et conformément aux référentiels de neutralité et d’indépendance, l’ensemble des problématiques juridiques.

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