Une rencontre de concertation pour l’examen des moyens de promotion de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, avec une ouverture sur tous les acteurs régionaux concernés, a été tenue à Dakhla.
Initiée par l’Université Ibn Zohr, en coordination avec la wilaya de la région Dakhla-Oued Eddahab et le Conseil régional, cette rencontre s’inscrit dans le sillage des préparatifs pour l’organisation, en mai prochain, des assises régionale de l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation.
Cette réunion à laquelle ont pris part le gouverneur de la province d’Aousserd, Abderrahaman El Jaouhari, le président de l’Université Ibn Zohr, Abdelaziz Bendou, les élus et les chefs des services extérieurs, a été l’occasion d’échanger avec les acteurs régionaux concernés autour des problématiques du secteur de l’enseignement supérieur dans la perspective de mettre en place une nouvelle feuille de route pour le développement du secteur et le renforcement de son ouverture de manière à répondre aux besoins de l’économie et de la société.
Elle s’inscrit aussi dans le cadre des efforts déployés par cet établissement universitaire via l’organisation d’une série de rencontres d’échange et d’écoute avec les différentes parties prenantes au sein de l’écosystème universitaire et les acteurs institutionnels, économiques et sociaux relevant de son territoire, afin de les écouter et de recueillir leurs points de vue.
Intervenant à cette occasion, le gouverneur de la province d’Aousserd a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un processus de concertation et de dialogue avec les différents acteurs locaux en vue d’élaborer des recommandations et propositions dans le cadre des préparatifs des assises régionales et nationales en la matière.
M. El Jaouhari a également noté que cette rencontre de concertation est une contribution aux efforts visant à mettre en place un enseignement universitaire et professionnel et une recherche scientifique basés sur la bonne performance et la bonne gouvernance, à travers la concrétisation de l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur, en plaçant les étudiants au centre des réformes.
Il a, dans ce sens, souligné la nécessité de consolider la formation professionnelle, d’encourager la recherche scientifique et d’adopter la digitalisation dans le domaine éducatif.
Le projet de réforme et de développement de l’enseignement supérieur nécessite l’écoute de toutes les parties prenantes et l’ouverture sur toutes les compétences, en vue de garantir une réforme concertée, en mettant en place un plan national qui va de pair avec la transformation de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation
Pour sa part, le président de l’Université Ibn Zohr a mis l’accent sur le plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation visant, principalement, à améliorer le système d’enseignement supérieur en faveur du développement du pays, afin de favoriser l’émergence de générations capables de relever les défis futurs et d’apporter des solutions innovantes, susceptible de renforcer la compétitivité structurelle de l’économie marocaine.
A cette occasion, M. Bendou a présenté un exposé sur la méthodologie de travail relative à l’accélération de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, mettant en exergue les priorités de la formation et la recherche scientifique, de la vie estudiantine, du logement universitaire et les partenariats pour promouvoir le système éducatif dans la région de Dakhla-Oued Eddahab.
Ces priorités et partenariats sont de nature à mettre en place un pôle universitaire équilibré qui donne l’espoir aux diplômés d’accéder au marché d’emploi, a-t-il poursuivi.
Pour leur part, les élus et les acteurs institutionnels se sont félicités de cette initiative qui offre l’occasion de mettre en avant les contraintes et les préoccupations liées à ce secteur au niveau de la province d’Oued Eddahab, tout en étant unanimes à soulever le déficit constaté à l’échelle provinciale en termes d’offre en établissements universitaires, à l’exception de l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) et l’École supérieure de technologie (EST).
Ils ont, dans ce sens, appelé à la création d’un noyau (ou d’une annexe) universitaire à Dakhla, sachant qu’un nombre important des étudiants se trouvent contraints de se déplacer à d’autres villes pour poursuivre leurs études.
Les intervenants ont également appelé à adapter les formations aux particularités territoriales, à travers la mise en place d’instituts spécialisés dans l’éducation et la formation, la valorisation et la commercialisation des produits de la mer, la valorisation des produits camelins et les énergies renouvelables.