« Les difficultés de mise en œuvre du Code de la route » a été le thème d’une journée d’étude organisée, lundi à Dakhla, dans le but d’identifier les contraintes et de s’arrêter sur la problématique des accidents de la route et les efforts consentis dans ce domaine.
Initiée par le tribunal de Première instance d’Oued Eddahab, en commémoration de la Journée nationale de la sécurité routière (18 février), cette rencontre a été l’occasion d’engager un débat entre la famille de la justice et l’ensemble des acteurs et intervenants de la sécurité routière, à savoir les services de la sûreté nationale et de la gendarmerie, les départements gouvernementaux concernés, la société civile et les élus locaux.
Il s’agit notamment de mettre en avant les efforts et progrès réalisés, de proposer des solutions pour les surmonter et de formuler des recommandations à cet effet.
Dans une allocution à cette occasion, le président du tribunal de première instance d’Oued Eddahab, Redouane Farih a souligné que cette rencontre tend à formuler des recommandations et des propositions susceptibles d’atténuer les drames dus aux accidents de la circulation.
Après avoir salué les efforts consentis par les différents établissements publics et privés visant à améliorer les indicateurs de la sécurité routière, M. Farih a appelé à faire preuve d’un degré élevé de mobilisation au niveau national et local pour assurer la sécurité des citoyens sur les routes.
Partant de ce fait, il a exhorté tout un chacun à traiter de la question des accidents de la circulation selon le principe de l’auto-responsabilité pour améliorer le comportement individuel sur les routes, eu égard à l’impact négatif des accidents de la circulation sur les différents plans.
Pour sa part, le procureur du Roi près le tribunal de première instance d’Oued Eddahab, Said Boutouil, a indiqué que cette journée d’étude vise à sensibiliser les usagers de la route aux comportements à risque et à cerner les problématiques de la sécurité routière via une série de mesures préventives et dissuasives.
M. Boutouil a également noté que cette rencontre est l’occasion d’évoquer les problématiques juridiques et pratiques et difficultés rencontrées par les différents intervenants de la sécurité routière, notamment celles relatives aux dispositions du code de la route, pour atteindre les objectifs envisagés.
Après avoir mis l’accent sur le lourd tribut des accidents de la circulation, il a relevé que le parquet général a enregistré au cours de l’année 2021 quelque 375 accidents, dont 24 mortels, ayant entrainé 30 victimes.
Pour sa part, le représentant du directeur régional de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab, Othman Atrak, a souligné que la Journée nationale de la sécurité routière est une opportunité idoine pour mettre l’accent sur les efforts déployés en la matière, d’évaluer l’état du lieu et des défis liés à la sécurité routière et de s’ouvrir à tous les secteurs concernés pour faire face au fléau des accidents de la route et réduire leurs conséquences.
La sécurité routière nécessite l’adoption d’une méthodologie tenant en compte des évolutions en la matière, notamment dans les mécanismes de gestion et de gouvernance, étant donné que la sécurité routière est un chantier ouvert qui repose sur l’ouverture sur l’ensemble des acteurs et intervenants dans le cadre d’une approche participative, a poursuivi M. Atrak.
Cette rencontre a été marquée par la discussion d’autres thématiques portant, entre autres, sur les problématiques auxquelles fait face le parquet en matière d’application du code de la route, la sécurité routière et les mesures de répression dans le code de la route, et le rôle de la société civile dans la consécration de la culture de la sécurité routière.