CAN 2021 : Après la débâcle du Maroc, Vahid Halilhodzic devrait-il plier bagages?

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mardi 

Vahid Halilhodzic est désormais sur un siège éjectable. Le coach des Lions de l’Atlas n’a pas rempli son objectif d’emmener la nation jusqu’en finale de la Coupe d’Afrique des Nations avec une victoire à la clé. L’aventure s’est brutalement terminée pour l’équipe nationale en quarts face à l’Egypte. Une prestation qui a remis en question les choix tactiques de l’entraîneur et son rôle à la tête de la sélection marocaine.

Vahid Halilhodzic est-il proche de la sortie? Souvent critiqué pour ses choix de joueurs, le technicien bosniaque avait pourtant renversé la vapeur en constituant un groupe fort et homogène pouvant faire la différence.

Sur le papier, le Maroc était une équipe qui avait tout pour aller plus loin dans la compétition. Cependant, malgré la présence de joueurs talentueux tels que Achraf Hakimi, Soufiane Boufal, Romain Saiss ou encore Ryan Mmmae, la méthode Vahid n’a pas permis à ces derniers de briller et de se livrer sur la pelouse.

Durant leurs dernières prestations, les Lions de l’Atlas ont procuré toutes sortes d’émotions aux supporters, arrivant toujours à leur fin sans pour autant stimuler le public qui a pointé du doit de nombreuses défaillances dont un seul homme semble être responsable : Vahid Halilhodzic.

Coaching bafoué, erreurs tactiques, collectif faible, l’ancien sélectionneur de l’Algérie s’est mis à dos les supporters qui ont longtemps exprimé leur scepticisme quant à son rôle de manager.

Et la dernière rencontre face à l’Egypte est venue confirmer tous les doutes et mettre en évidence toutes les faiblesses de l’équipe nationale, à commencer par une attaque inexistante, un milieu de terrain faible et un jeu stérile.

Après un premier penalty transformé par Sofiane Boufal suite à une faute sur Achraf Hakimi dans les première minutes, le Maroc s’est reposé sur ses lauriers en mettant tous ses espoirs sur la défense, avec un collectif quasi-absent.

Un but sur penalty…Puis plus rien. L’attaque du Maroc n’a pas du tout été à la hauteur. Les choix tactiques de Vahid Halilhodzic peuvent eux aussi être remis en question, comme celui d’aligner Munir El Haddadi, lui qui n’a disputé que 10 petits matchs de championnat avec Séville.

Peu de passes, un manque de finition et des erreurs de précipitation, les hommes de Vahid auraient pu doubler très tôt s’ils avaient pris le temps de mieux maîtriser leur jeu collectif.

La rencontre bascule alors dans un ennuyant faux rythme. En manque d’inspiration, le Maroc enchaîne les erreurs techniques et les fautes grossières à la pelle.

Puis la deuxième période est venue piquer les Marocains là ou ça fait mal, avec la réaction égyptienne, grâce à celui que l’on surnomme « le dieu des Pharaons », the one and only Mohamed Salah (53′).

Une égalisation qui a déstabilisé Vahid au point de sortir l’un de ses meilleurs joueurs, Sofiane Boufal à la 66e minute, en le remplaçant par Soufiane Rahimi qui n’avait pas joué une seule minute lors de cette compétition. Un choix tactique qui a suscité l’incompréhension totale et a sonné le début de la fin.

La débâcle continue jusqu’aux prolongations, après un débordement de Salah et son centre décisif pour Mahmoud Hassan Trezeguet, seul au second poteau (100e).

Les dernières minutes n’ont été qu’un supplice pour les supporters après une dernière action lunaire de la part d’Imran Louza qui met une passe en retrait au dernier  plutôt que de l’envoyer dans la boîte alors que toute son équipe dont le gardien Yassine Bounou était dans la surface à la 121ème. Une action et une élimination qui a signé une déchirure entre les supporters et Vahid Halilhodzic.  Les statistiques aussi sont désastreuses : 57 % de précision de passe. Seul le Malawi a fait pire.

Vahid, l’homme à abattre

Il n’a jamais fait l’unanimité mais avait pourtant réussi à gagner petit à petit l’affection du public. Vahid Halilhodzic a toujours été un personnage très difficile à cerner.

Son autoritarisme, sa faculté à être borné et s’enfermer dans ses certitudes ont démontré qu’il n’avait pas toujours les réponses à ces questions.

En effet, l’ancien du Raja Casablanca a plus fait parler de lui pour ses sorties médiatiques musclées, son désamour pour les journalistes marocains et son bras de fer avec de nombreux joueurs désormais déchus à l’image de Hakim Ziyech ou encore Noussair Mazraoui que pour ses exploits avec l’EN.

Une stratégie qu’il a adoptée depuis le début de son mandat : l’attaque est la meilleure défense, une politique utilisée en dehors des terrains mais visiblement pas sur la pelouse.

Et encore une fois, sans surprise, il s’est attiré les foudres des supporters qui demandant son limogeage immédiat avec le hashtag VahidOut, le même qui avait fait le tour des réseaux lors de la mise à l’écart de Hakim Ziyech et Noussair Mazraoui, deux joueurs qui sont aujourd’hui regrettés par tout un peuple.

 

 

 

 

 

 

L’heure aux adieux?

Selon une source proche de la FRMF, le licenciement de Vahid Halilodzic serait sérieusement discuté au sein de la FRMF qui dispose de deux semaines pour limoger le coach sans indemnités. Le premier objectif du contrat n’ayant pas été rempli par le sélectionneur, la FRMF est en position de force.

En effet, il y a deux ans, Faouzi Lekjaa, lors de la présentation de l’entraîneur bosniaque avait clairement posé sur la table les objectifs à remplir à savoir une finale en Coupe d’Afrique des Nations 2021, une qualification pour la Coupe du monde 2022 et la CAN 2023

Dans ses déclarations de l’époque, Lekjaa a souligné que l’échec à atteindre l’un des objectifs fixés, à n’importe quelle étape, signifie la résiliation automatique du contrat entre la fédération et l’entraîneur, avec un préavis de 3 mois.

Les prochains jours seront décisifs quant au sort d’Halilhodzic : soit continuer comme entraîneur de l’équipe nationale marocaine, soit mettre les voiles, surtout après qu’il n’ait pas réussi à atteindre le premier but de la Coupe d’Afrique des nations.

S’il reste à la tête de la sélection, Vahid devra donc faire oublier son échec en CAN lors des barrages de la Coupe du monde 2022 qui aura lieu en mars. L’équipe marocaine affrontera la République démocratique du Congo entre le 23 et le 29 mars, sachant que le match aller aura lieu sur le terrain adverse.

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