Algérie: L’obession pour le Sahara et le Maroc continue au Conseil de sécurité

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L’Algérie veut faire de son admission au Conseil de sécurité un tremplin pour satisfaire son obsession pour le Sahara marocain. Alors que des soupçons de liquidation de Ramtane Lamamra par le régime font le tour de milieux informés, le nouveau ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf, se trouve obligé de suivre les indications folles des militaires algériens jusqu’à l’ONU.

Des rumeurs de liquidation de l’ancien chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra, battent leur comble ces derniers jours. Le diplomate chevronné a été éliminé du champ médiatique et politique pour servir l’agenda présidentiel d’Abdelmadjid Tebboune qui cherche à obtenir une réélection sans vagues en 2024.

Plusieurs milieux informés algériens ont également parlé de la confiscation de son passeport et son interdiction de quitter le territoire algérien, pour éviter que l’ancien chef de la diplomatie algérienne ne révèle les frasques et les dossiers crasseux du régime.

Après sa nomination en tant que membre observateur au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie qui n’a eu aucune compétition pour le poste, compte faire du bruit médiatique.

Et c’est le dossier du Sahara et la promotion de la thèse séparatiste financée par les pétrodollars algériens qui devraient, semble-t-il meubler les discussions à en croire les déclaration d’Ahmed Attaf.

Dans une allocution à l’occasion d’une cérémonie organisée par le Premier ministre pour célébrer l’élection algérienne au Conseil de sécurité, le ministre algérien des Affaires étrangères a présenté, lundi les directives de son département.

« L’Algérie poursuivra son soutien indéfectible aux justes causes de la Palestine et du Sahara occidental et les droits des peuples des deux pays à mettre fin à l’occupation de leurs terres usurpées, conformément aux dispositions des règlements et résolutions pertinents des Nations unies », a-t-il déclaré.

Pourtant, la semaine dernière, lors de la présentation d’Ahmed Attaf à New York pour exposer, encore et toujours, les priorités et les objectifs du mandat algérien, il n’avait fait aucune mention du dossier du Sahara ou du polisario.

Il s’était contenté lors de cette présentation à l’ONU, de parler de « menaces pesant sur la région du Sahel ». Ce n’est donc qu’après avoir eu la confirmation de son élection auprès des 15 membres du CS qu’il a changé de discours et a parlé de la fameuse et sempiternelle formule de « décolonisation du Sahara occidental » avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Dans son allocution, le diplomate a également mentionné d’autres crises régionales pour ne pas montrer une obsession pour le Maroc et a donc évoqué la sécurité et de la stabilité en Libye, au Soudan et au Mali, au Yémen et en Syrie ainsi qu’en République démocratique du Congo (RDC), en République centrafricaine et Somalie.

L’élection sans aucune concurrence par d’autres pays africains ou nord africains a permis à l’Algérie d’avoir ce siège non permanent. Une nouvelle qui n’a pas semblé réjouir grand monde, à l’exception, bien entendu, de la milice du polisario, la seule à s’être fendue d’un communiqué pour s’en féliciter.

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